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Dossier : France Bleu Montagne

Montagne : des assouplissements mais encore des incertitudes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Le guide publié ce lundi par le Gouvernement excluait certaines pratiques du champ des possibles. Des restrictions qui viennent d'être levées, sous conditions. Mais pour les professionnels, quelques incertitudes demeurent encore quant à la saison d'été.

Une cordée sur la Dibona
Une cordée sur la Dibona © Radio France - Lionel Cariou

Le diable se niche souvent dans les détails. Et ce détail-là n’est pas passé inaperçu auprès des mordus d’escalade et d’alpinisme - et encore moins auprès des professionnels que sont les guides de haute-montagne. Lundi, le Ministère des Sports publiait un « guide » pratique des activités sportives. Au chapitre « Montagne et Escalade », il était indiqué que les voies de plusieurs « longueurs » n’étaient pas autorisées. En montagne, il est souvent nécessaire de s’arrêter sur un replat ou un «relais» pour assurer son compagnon de cordée… Or cette pratique ne rentrait pas dans le champs de ce qui était autorisé par le texte original. Point de grandes envolées alpinistiques, donc, ni en Haute-Savoie (pour tout le monde), ni en Savoie (pour les professionnels) où les arrêtés préfectoraux renvoyaient au guide pratique du Ministère. En Isère en revanche, nulle mention dudit guide, et suivant la formule "ce qui n'est pas interdit est autorisé", on pouvait tout faire sauf dormir en refuge, se trouver dans un groupe de plus de 10 personnes, et pratiquer la spéléologie. Le tout, bien sûr, dans le respect des mesures sanitaires de distanciation physique. 

L'Obiou
L'Obiou © Radio France - Lionel Cariou

Les grandes voies de nouveau autorisées 

Mais après un travail de lobbying des fédérations de pratiquants et de syndicats professionnels, cette interdiction des « grandes voies » vient d'être levée, sous conditions. La nouvelle mouture publiée ce vendredi soir sur le site du Ministère des Sports précise : "L’escalade sur des voies de plusieurs longueurs ne sera possible que si une vigilance particulière est apportée à la montée et à la descente pour s’assurer d’un espace suffisant aux relais (terrasse, relais décalés, double relais...) et éviter tout regroupement de grimpeurs (distance entre les cordées, privilégier les cordées de 2...)". « C’est déjà un premier pas, on peut faire pas mal de choses », se félicite Christian Jacquier, président du SNGM, syndicat majoritaire chez les guides. 

La question des déplacements

Car jusqu’ici, la reprise de l’activité professionnelle était un peu une reprise en trompe-l’oeil. D’abord par ce qu’il ne fait pas très beau, et ensuite parce que mai n’est généralement pas un gros mois en terme de chiffre d’affaire. Les guides regardent plutôt vers le mois de juin qui marque le début de la saison d’alpinisme. Or pour l’instant, c’est un peu le stand-by : les refuges, étapes indispensables pour bon nombre de courses, ouvriront-ils le mois prochain ? Ils l’espèrent. Car pas de refuge = pas de mont Blanc par exemple… Mais le principal frein reste la limite des 100 km pour les déplacements, reconnait Christian Jacquier. 

Sialouze, au départ du refuge du Pelvoux
Sialouze, au départ du refuge du Pelvoux © Radio France - Lionel Cariou

« On emmène des clients qui globalement viennent de la ville » confirme Bruno Pellicier, guide de haute-montagne de la région grenobloise. Lui aussi espère une évolution de ce côté-là dès le début du mois de juin. Reste la question de la clientèle : sera-t-elle au rendez-vous quand les conditions le permettront ? Maël Baguet, qui exerce entre Grenoble et Chamonix, a préféré, à la mise en place du confinement, annuler tous ces engagements, lui qui a surtout une clientèle étrangère. Soulagé par la levée de certaines restrictions liées à la pratique de l’alpinisme, il attend maintenant un assouplissement des règles de déplacement. « Pour l’instant, j’ai zéro journée de prévue cette été… alors  que normalement tout est déjà réservé à cet époque », se désole ce professionnel du vide. 

La nouvelle donne sanitaire

Une fois ces incertitudes levées, il restera la question de l’application des préconisations sanitaires - distanciation physique et autres - dans un environnement où le guide est également là pour aider et parfois assister son client. «  On ne va pas devenir du jour au lendemain des experts sanitaires d’altitude, souligne Bruno Pellicier. Il faut savoir raison garder ; il faut faire au mieux pour gérer l’incertitude et le risque, et puis on fera au mieux aussi par rapport aux problèmes sanitaires. »

Pour mieux gérer les questions sanitaires en montagne, le Club Alpin a publié une série de visuels à destination des pratiquants :

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