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Culture – Loisirs

VIDÉOS - Musique, Mexique et famille : la recette de "Coco", le très réussi nouveau Disney-Pixar

mardi 28 novembre 2017 à 4:33 Par Julien Baldacchino, France Bleu

Ce mercredi sort dans les salles le nouveau film signé Disney et Pixar : Coco. Sur fond de “fête des morts” mexicaine et d’amour de la musique, ce film drôle et poétique parle surtout de la famille et de la mémoire.

Hector et Miguel forment le dynamique duo central de "Coco"
Hector et Miguel forment le dynamique duo central de "Coco" - Disney - Pixar

Miguel, 12 ans, est un jeune garçon mexicain qui a une passion : la musique. Seulement, dans sa famille de cordonniers, la musique n’a pas droit de cité. Le jour de la fête des morts (“Dia de muertos”, l’une des fêtes les plus importantes au Mexique), sa volonté de défier sa famille et de suivre les traces de son idole, le grand Ernesto de la Cruz avec qui il se découvre un lien de famille, l’emmène dans une aventure au sein d’un univers parallèle, le monde des morts.

Voici le point de départ de “Coco”, le nouveau film des studios Disney et Pixar, réalisé par Lee Unkrich, qui sort ce mercredi au cinéma. Un film sur lequel les équipes de réalisation ont passé énormément de temps : initialement prévu pour 2015, les premières étapes de sa préparation remontent au début des années 2010. Un long travail de recherche qui a emmené les équipes à plusieurs reprises au Mexique.

Première partie un peu décevante, montée en puissance

La première partie, dans le “monde des vivants” (le Mexique d’aujourd’hui, en fait), peine à nous entraîner dans son univers : si le filml est visuellement irréprochable, on a du mal à se laisser embarquer par cette histoire de musique bannie à tout jamais d’une famille.

Mais Coco prend toute sa grandeur à partir du moment où Miguel bascule dans le monde des morts et fait la rencontre de ses ancêtres (une bande de squelettes) et de Hector, un vagabond farfelu et “un peu escroc” selon le comédien Ary Abittan, qui lui a prêté sa voix. Hector promet à Miguel de l’aider à rencontrer le grand Ernesto de la Cruz.

C’est dans ce monde parallèle, lumineux et coloré (une claque visuelle, à mille lieues de ce qu’on imaginerait d’un “monde des morts”), que l’histoire se révèle beaucoup plus fine, puissante et poétique qu’elle n’en a l’air. Ce qu’on croyait être un film sur la musique sur fond d’histoire familiale est en fait l’inverse : le coeur de Coco, c’est la famille, et la musique la toile de fond.

Entre drôlerie et émotion

“Il y a deux lectures, une pour les enfants et l’autre pour les adultes”, explique Ary Abittan. “Ce qui fait la force du film, c’est la façon dont il parle des liens familiaux, de la transmission, du fait de ne pas oublier nos ancêtres”, poursuit-il : autant de thèmes qui parlent aussi bien aux petits qu’aux grands.

L’histoire est rythmée par des scènes musicales entraînantes signées Michael Giacchino (Ratatouille, Les Indestructibles) et des personnages secondaires très amusants. Parmi eux, le chien Dante, un peu idiot mais attachant, et la célèbre peintre du XXe siècle Frida Khalo, devenue pour l’occasion un personnage dessin animé aussi délirant qu’egocentrique, Mais la relation entre Miguel et sa famille, dans le monde des vivants comme celui des morts, reste le noyau du film, et finit par submerger les spectateurs d’émotion.

Un grand Pixar

Tout au long du film, le scénario ne cesse de disséminer des indices, voire des fausses pistes, qui permettent au film de nous surprendre à plusieurs reprises, de sorte que rien, dans la dernière demi-heure, n’est attendu ni artificiel (il vous faudra d’ailleurs attendre longtemps pour comprendre le choix du titre du film).

Comme dans Vice-Versa ou Toy Story 3, les studios Pixar excellent pour raconter des récits initiatiques, où l’on découvre que grandir, ce n’est pas que regarder vers l’avant, c’est aussi apprendre à se souvenir.