Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture - Loisirs

On ne dansera plus au Kes-West, la discothèque de Bours, dans le Pas-de-Calais, vient de fermer ses portes

-
Par , France Bleu Nord

Le Kes-West était une référence dans le monde de la nuit de la région. Sans doute la plus grande discothèque au nord de Paris. Mais les habitudes ont changé, les gens sortent moins en boîte de nuit, le Kes-West vient de tirer sa révérence, la fin d'une très longue histoire familiale.

Les clubeurs faisaient parfois plus d'une heure de route pour venir danser au Kes-West
Les clubeurs faisaient parfois plus d'une heure de route pour venir danser au Kes-West - Jérémy Leroy

Bours, France

Si le Kes-West a ouvert officiellement en 1986 à Bours, entre Béthune et St Pol-sur-Ternoise, la famille Leroy qui était à la tête de ce monument nocturne est tombé bien plus tôt dans la marmite de la musique et de l'animation festive. En fait c'est le grand-père qui a donné le "LA" dans les années 50. Fils de paysan il était destiné à reprendre l'exploitation mais il préférait, et de loin, la musique. Il a donc appris le solfège, s'est mis à jouer du saxo, du piano et même du violon. Et puis il a intégré les orchestres qui animaient les ducasses dans les villages du secteur.

A la fin des années 60 il décide de monter son propre orchestre, il achète un "bal", ces parquets couverts qu'on montait et démontait, et c'est avec ses trois enfants qu'il poursuit l'aventure. Et puis en 1980, son fils Jean décide à son tour de prendre son indépendance: il achète un chapiteau plus grand , range les instruments et s'équipe d'une sono.

C'est l'occasion qui fait le larron

Mais les choses se précipitent quand le maire de Bours vient le voir en 1986 et lui propose de racheter la licence 4 (qui permet de vendre des alcools forts) du bistrot du village qui doit fermer ses portes. Jean Leroy saute sur l'occasion et décide par la même occasion de renoncer à l'itinérance et au chapiteau de plus en plus lourd à déplacer. Il installe un local en préfabriqué sur un terrain vague!

C'est le début de la grande aventure. Les habitants des villages voisins font maintenant le déplacement pour danser dans un lieu plus confortable et plus accueillant. Trois ans plus tard un bâtiment en dur vient remplacer le préfabriqué et en 1996 ses deux filles et son fils s'associent à leurs parents pour développer l'entreprise familiale.

La plus grande discothèque au nord de Paris

la mode est alors aux "multi-salles". Au fil des années le Kes-West s'agrandit pour répondre aux attentes de la clientèle. "Les gens faisaient pour certains plus d'une heure de route pour venir passer la nuit chez nous", se souvient Jérémy Leroy. L'établissement compte désormais 9 salles aux ambiances différentes, et même un restaurant pour permettre de passer une soirée complète sur place.

"Il y avait même une croissanterie pour qu'on puisse se restaurer avant de reprendre la route" sourit Marie-Laure qui fréquentait l'établissement. La jeune femme faisait ses études à Liévin, "on n'hésitait pas à faire les 40 kilomètres pour se détendre le samedi soir".

Les moeurs ont évolué, les jeunes n'ont plus besoin de se déplacer pour communiquer avec les réseaux sociaux

En 33 ans d'existence le Kes-West a vu défiler des générations de clubeurs! "Les gens me racontent que c'est chez moi qu'ils ont rencontré leur époux ou leur épouse... On a même des bébés Kes-West" raconte Jérémy Leroy avec une pointe de nostalgie.

Pour autant le patron de boîte n'a pas l'estomac noué quand il évoque la fermeture de son établissement. Les moeurs ont changé, les gens ne vont plus en boîte comme avant, ils ont sans doute besoin de plus d'intimité. "On a préféré prendre nous-même la décision de fermer, sans que personne ne nous y oblige ou que l'on soit contraints de vendre".

Alors pourquoi pas une nouvelle vie dans les semaines ou les mois qui viennent? Certaines salles pourraient être disponibles pour des événements privés ou d'entreprise. Peut-être même des spectacles comme celui qu'a animé Jean-Marie Bigard au mois de novembre dernier.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu