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Culture – Loisirs

Nikos expose ses photos à Bordeaux : "C'est un immense honneur"

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Par , France Bleu Gironde

Nikos Aliagas expose une partie de ses photos prises en Grèce au musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Un lieu qui n'est pas choisi au hasard. Il l'explique au micro de France Bleu Gironde.

L'exposition "Missolonghi, la ville de mes ancêtres" de Nikos Aliagas est visible jusqu'au 13 octobre 2019.
L'exposition "Missolonghi, la ville de mes ancêtres" de Nikos Aliagas est visible jusqu'au 13 octobre 2019. © Radio France - Marine Protais

Bordeaux, France

Vous le voyez à l'écran, l'entendez à la radio... il s'installe désormais dans votre musée. Nikos Aliagas expose une partie de ses photos prises en Grèce au musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Onze portraits en noir et blanc : des femmes, des hommes et des enfants. Tous habitent Missolonghi, la ville dont est originaire la famille de Nikos. Ils portent des costumes traditionnels du XIXe siècle, les mêmes que ceux que portaient leurs ancêtres pendant "la nuit du massacre" de 1826, où les trois quarts des habitants ont perdu la vie.

France Bleu Gironde : Ces photos sont accrochées sur le mur de gauche de la salle des Romantiques. En quoi est-ce un emplacement symbolique ? 

Nikos Aliagas : C'est ici qu'est installé, le reste de l'année, un célèbre tableau d'Eugène Delacroix, "La Grèce sur les ruines de Missolonghi". Il a bercé ma vie. Quand mon père est arrivé en France, il avait toujours la reproduction de ce tableau dans son portefeuille. C'était le symbole même d'une culture française qui tendait la main à une Grèce qui en avait besoin au XIXe siècle, dans le cadre de cette révolution qui prenait forme. C'est le tableau dont on parle dans ma famille depuis quatre générations et dans tous les livres d'école. C'est extraordinaire ! C'est ma Joconde à moi.

Y a-t-il une photo, parmi cette dizaine, qui vous touche particulièrement ?

Celle de la petite fille [qui se trouve en plein milieu], incontestablement. C'est une gamine qui écoute Britney Spears, qui surfe sur Internet. C'est une enfant de son temps. Et à un moment on lui dit "maintenant, il va falloir qu'on rende hommage aux anciens." Et elle ne considère pas cela comme un acte ringard, elle le vit à fond. C'est très intéressant. Comment une gamine de 11 ans peut ressentir à la fois cette émotion, au-delà de ce que veulent lui inculquer ses parents ? Elle, elle y arrive.

Est-ce pour transmettre des traditions, une culture, une histoire, que vous avez pris ces photos et organisé cette exposition ?

Je pense que l'ADN et les mémoires collectives peuvent passer d'une génération à l'autre de façon très cool. Cette gamine, je la vois jouer avec ma fille, avec d'autres enfants de son âge et quand je la vois avec le costume, elle n'est plus la même. C'est en ce sens que la photo est un rendez-vous, un alignement d'époques, de ressentis et d'espaces-temps. C'est fort !

Les photographies de Nikos Aliagas sont exposées au musée des Beaux-Arts de Bordeaux jusqu'au 13 octobre 2019.