Culture – Loisirs

Action des anti-corrida en ouverture de la feria de Nîmes

Par Emma Sarango, France Bleu Gard Lozère et France Bleu vendredi 16 septembre 2016 à 19:33

Les anti-corrida dénoncent "un massacre, une torture"
Les anti-corrida dénoncent "un massacre, une torture" © Radio France - Emma Sarango

Une dizaine de militants anti-corrida étaient rassemblés vendredi après-midi dans le centre ville de Nîmes pour le premier jour de la féria.

Devant les jardins de la fontaine, à Nîmes, sur les pavés, une femme, habillée de noir, recroquevillée. Plantées dans ces cheveux, des banderilles et de la peinture rouge symbolisant du sang.

"Un acte sanguinaire" dénonce Elsa

Ce sont les militants du CRAC Europe, une association française anticorrida, qui organisaient vendredi après-midi cette action, en ouverture de la féria de Nîmes. Pour dénoncer l'organisation des novilladas, une corrida opposant de jeunes taureaux à de jeunes toreros. "C'est un acte sanguinaire qui n'a plus rien à voir avec notre époque" dénonce Elsa Strasser , elle-même nîmoise et secrétaire nationale du CRAC Europe. "Dans notre culture il y a beaucoup d'autres idées pour s'amuser, les jeux romains par exemple".

Une dizaine de militants anti-corrida étaient rassemblés vendredi soir à Nîmes - Radio France
Une dizaine de militants anti-corrida étaient rassemblés vendredi soir à Nîmes © Radio France - Emma Sarango

Le slogan de ces militants : Feria oui, corrida non. Car eux sont persuadés que l'évènement pourrait exister sans ces courses de taureaux. "Quand il y a un million de personnes à la féria, il n'y a pas un million de personnes dans les arènes" assure Didier Bonnet, délégué du CRAC Europe pour le Gard. "Quand les commerçants disent que sans corrida, ils ne feront plus de chiffre d'affaire, c'est faux !"

La petite dizaine de manifestants présente vendredi soir a distribué des tracts aux passants, sans heurts avec les pro-corrida ni avec les forces de l'ordre.

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