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Dossier : Coronavirus Covid-19

Occupation du théâtre de Laval, en attendant Roselyne Bachelot

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Par , France Bleu Mayenne

Occupation jour 9, au théâtre de Laval. Depuis le mercredi 17 mars, des comédiens, des chanteurs, des danseurs se sont emparés du lieux et l'occupent jour et nuit pour demander au gouvernement la réouverture de tous les lieux culturels en France. Une initiative bien accueillie par le grand public.

Un spectacle sur le parvis du théâtre de Laval
Un spectacle sur le parvis du théâtre de Laval © Radio France - Martin Cotta

Vous les avez peut-être aperçus devant le théâtre de Laval. Des artistes proposent tous les jours à 17h, un spectacle sur le parvis. Depuis le 17 mars, ils occupent le site culturel pour demander au gouvernement une date de réouverture. Trop c'est trop, la crise sanitaire ne justifie pas tout, disent-ils en substance. 

Jour et nuit, les artistes se relaient pour faire (re)vivre le théâtre, normalement fermé en raison de l'épidémie de coronavirus. Le mouvement est très structuré et une certaine routine s'est installée sur place : à 10h, un échauffement est proposé sur le parvis du théâtre. Tout le monde peut y participer. À 17h, place au spectacle, suivi d'une farandole inspirée de la célèbre chorégraphe allemande Pina Bausch. Chaque jour, un nouveau geste est ajouté à cette farandole. 

Une bouffée d'oxygène

Mardi, c'est une chanteuse d'origine marocaine qui a donné de la voix sous le soleil, sur les marches du théâtre de Laval. Cela faisait un an qu'Asma Essalmi-Trihan ne s'était pas produite devant un public. Une vingtaine de Mayennais se sont arrêtés l'écouter. D'autres passants eux regardent et continuent leur route. "On a besoin des gens, on a besoin du public. C'est comme une graine qui pousse dans l'ombre, mais en ce moment elle ne pousse plus" soupire l'artiste. 

Des barrières séparent le trottoir de la route pour assurer un maximum de sécurité aux spectateurs. Parmi eux : Martine, une habitante lavalloise. "Ça fait un bien fout de voir un spectacle, plutôt que d'être enfermé à son domicile, même si on a un peu le droit de sortir. Mais bon, au bout d'un moment… Moi j'ai ma maman qui a 88 ans et je la vois très peu. Ce n'est plus possible", déclare-t-elle. 

Négociations au point mort

Ces moments de convivialité devant le théâtre, dans le respect des mesures barrières, sont devenus importants pour Marie-Hélène, une septuagénaire qui ne cache pas sa colère face à la crise sanitaire. "Je n'ai pas mes activités habituelles, les conférences de l'université populaire c'est non, ma gymnastique c'est non. Les salles où on pourrait faire de la gym avec les fenêtres ouvertes c'est non… Ma colère est réfléchie. C'est une colère froide", martèle cette retraitée. 

Une colère qui pourrait grandir dans les prochains jours si aucune date de réouverture des lieux culturels n'est annoncée par le gouvernement. Au niveau national, les négociations sont au point mort. Aucun calendrier n'est discuté. La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, contaminée par la Covid-19, est hospitalisée depuis mercredi et placée sous "oxygénothérapie renforcée".

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