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Dossier : 100% DFCO

DFCO - Olivier Delcourt : "Cinq ou six brebis galeuses, ça suffit à mettre un groupe en l'air"

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Par , France Bleu Bourgogne

Il pourrait écrire un bouquin sur cette saison catastrophique : au moment d'aborder la descente en Ligue 2, le président du DFCO refuse de parler de démission, et se projette dans les deux à trois ans à venir pour une remontée dans l'élite. A condition de repartir sur des bases saines.

Olivier Delcourt prépare déjà la prochaine saison de Ligue 2
Olivier Delcourt prépare déjà la prochaine saison de Ligue 2 © Radio France - Arnaud Racapé

Trois petites victoires en 34 journées. C'est la maigre moisson dijonnaise cette saison en Ligue 1. Année maudite, qui vaut au club une relégation amplement méritée à l'étage inférieur. A qui la faute ? "La faute elle est pour tous, mais elle est surtout pour les joueurs à mon sens, parce que ce sont eux qui sont sur le terrain. Ils n'ont pas donné une image digne du DFCO, ce qui fait qu'on en arrive à cette triste relégation."

Joueurs mercenaires

Propos sévères pour celui qui affirme avoir haussé le ton à plusieurs reprises tout au long de l'année, en vain. "Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Cela fait huit ans que je suis président, c'est la saison la plus compliquée. Je pourrais écrire un livre à la fin de la saison, compte tenu de tous les aléas de la saison, pleins de choses négatives qui nous amènent à cette situation."

Parmi ces choses négatives donc, l'attitude de certains joueurs pointée du doigt depuis longtemps, "des mercenaires venus juste pour l'argent", disent certains supporters dijonnais. Olivier Delcourt ne dit pas le contraire : "des mercenaires, bien sûr qu'il y en a, mais tout le monde n'est pas à mettre dans le même panier. Sur 26 joueurs, j'avais cinq ou six brebis galeuses, cela suffit à mettre un groupe en l'air." 

L'avenir, avec un noyau dur ? 

Pour repartir sur des bases saines, Olivier Delcourt dit pouvoir compter sur une poignée de joueurs de confiance, un tiers de l'effectif. Lesquels ? J'en parlerai avec le coach, la saison n'est pas encore terminée. Je rencontrerai les joueurs en fin de saison. Mais on peut évidemment imaginer que ce noyau sera composé des anciens, Jordan Marié, Fouad Chafik ou Wesley Lautoa, par exemple, "qui font partie du club, qui ont l'esprit club, qui n'ont jamais rien lâché", note le président. 

La suite de l'histoire s'écrira en tout cas avec un nouveau directeur du recrutement, Gérard Bonneau : "Quelqu'un de connu et reconnu, qui a fait de geandes choses avec l'Olympique lyonnais et dernièrement avec le Servète de Genève. Il va s’occuper de recrutement des joueurs professionnels, et il va faire le lien avec la formation, les jeunes seront au cœur du projet du DFCO, ce qui a été peut-être été mis de côté ces derniers temps." 

Déjà des contacts pour recruter

Le recrutement, justement, source de critiques cette année, dans le fond comme dans la forme. Olivier Delcourt reconnaît que certains dossiers "n'avaient pas forcément été préparés assez en amont", mais il confie également que tout est de plus en plus compliqué : "il y a de plus en plus de concurrence, les joueurs attendent le dernier moment pour signer, fin août, plutôt que juillet, pour avoir de meilleures offres. Pour l'année prochaine, on est déjà en contact avec des joueurs pour la saison prochaine, on espère faire signer déjà quatre ou cinq joueurs, des titulaires, d'ici la fin du mois de juin." 

Concernant David Linarès, aucun regret pour Olivier Delcourt, "C'était son heure, c'est comme le bon vin en élevage", il sera donc bien présent sur le banc dijonnais en 2021/2022. 

Les finances du club, point d'interrogation 

L'interrogation pour la saison prochaine concerne le niveau des compte sen banque du DFCO : la descente en Ligue 2 va faire mal. "Au niveau des droits TV, ils sont divisés par quatre, c'est important. Sachant qu'on ne sait pas encore quels seront les droits avec Canal +, des négociations sont en cours. Tout cela, on l'anticipe, maintenant on n'a pas anticipé que Médiapro se retirerait et nous mettrait dans une telle panade. C'est compliqué, on le voit avec des clubs comme Bordeaux."

Pour le président dijonnais, l'avenir s'écrira tout de même avec les partenaires fidèles du club, qui étaient déjà là en Ligue 2 il y a cinq ans. "Certains vont nous quitter compte tenu de la descente en Ligue 2 et de la conjoncture mais je sais que les plus fidèles seront à nos côté, et les supporters aussi. Il n'est pas prévu par ailleurs de licencier, les salariés du club n'ont pas, à payer cette relégation. Les joueurs ont dans leur contrat un salaire en Ligue 1, et un salaire en Ligue 2, divisé par trois ou quatre. Ce qui fait aussi que vous pouvez entendre que pas mal de joueurs veulent partir de Dijon, ils ne sont pas venus pour un projet sportif, mais pour faire de l'argent. Ils iront faire de l'argent ailleurs". 

La remontée en Ligue 1 ? "On peut toujours rêver, mais il faut reconstituer un groupe, si vous changez quinze joueurs, c'est beaucoup. il va falloir créer le lien, on va tout faire pour y arriver. C'est compliqué mais on a toutes nos chances. Surtout, revoir  des victoires avec notre public dans le stade !" 

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