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Culture – Loisirs

EN IMAGES - Découvrez les 18 sites qui seront restaurés en priorité grâce au "Loto du patrimoine"

mercredi 30 mai 2018 à 17:00 - Mis à jour le vendredi 14 septembre 2018 à 8:38 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Le ministère de la Culture a établi une liste de 18 monuments "emblématiques" qui seront aidés en priorité par le loto du patrimoine cette année. Ces sites apparaîtront sur les billets de loterie spéciaux vendus ce 14 septembre, avant les journées du patrimoine.

 Le Château de Bussy-Rabutin (Côte-d'Or) fait partie des 18 monuments retenus pour être restaurés en priorité.
Le Château de Bussy-Rabutin (Côte-d'Or) fait partie des 18 monuments retenus pour être restaurés en priorité. © Maxppp - Tardivon JC

18 "monuments en péril", sur quelque 270 sélectionnés, vont être restaurés en priorité grâce à l'argent collecté lors de l'opération "Loto pour le patrimoine" lancée par Stéphane Bern et le gouvernement. Ces 18 sites apparaîtront sur les billets de loterie mis en vente pour 15 euros, ce vendredi, avant les Journées du patrimoine. Les premiers chèques seront remis samedi aux communes concernées

France Bleu vous propose de les découvrir les 18 monuments retenus.

  • L’hôtel de Polignac, Condom (Gers)
L’Hôtel de Polignac, Condom (Gers) - Aucun(e)
L’Hôtel de Polignac, Condom (Gers) - Fondation du patrimoine.

Le bâtiment construit au XVIIIe siècle pour l’abbé Dorlan de Polignac a déjà été presque entièrement restauré. Seule sa façade ouest en calcaire blond qui domine la rivière la Baïse nécessite encore quelques travaux. A l’intérieur : meubles d’époque, tapisserie d’Aubusson, gypseries (moulures sur les murs), grand escalier avec sa rampe intacte. Depuis 1990, l’ancien hôtel particulier, son portail et sa grille en fer forgé, ainsi que le décor de gypseries de la pièce du rez-de-chaussée sont classés monuments historiques. Aujourd’hui, le bâtiment qui appartient à la ville de Condom accueille l’école primaire Jules Ferry.

  • Le théâtre « des Bleus de Bar », Bar-le-Duc (Meuse)
Le théâtre des Bleus, Bar-le-Duc (Meuse) - Maxppp
Le théâtre des Bleus, Bar-le-Duc (Meuse) © Maxppp -

Construit en 1900 et inauguré en 1902, le théâtre « des Bleus » de Bar-le-Duc (Meuse) est un théâtre à l’italienne de 350 places, en béton armé. Il a accueilli des spectacles jusqu’en 1970. Il a aussi servi de foyers pour poilus en partance pour le front de Verdun durant la Première Guerre mondiale, il a été occupé par les Allemands pendant la seconde, puis par des soldats américains après le conflit. Le théâtre « des Bleus » tient son nom de l'association sportive de Bar-le-Duc –toujours en activité- qui l’a racheté dès 1905. 

N'ayant pas les moyens de mettre l’édifice aux normes, elle transforme le lieu en salle de gym en 1970, en enlevant les fauteuils et en installant un parquet. Fermé puis vendu en 2002, le théâtre a failli être transformé en logements, avant d’être acquis en 2016 par l’association « Sauvons notre théâtre », montée par trois copains de lycée. Leur ambition : remettre le théâtre en état et l’ouvrir à nouveau au public. L’association estime qu’il lui faudrait un million d’euros HT. 

  • L'église Notre-Dame de la Celle-Guenand (Indre-et-Loire)
L’église de La Celle-Guenand  - Aucun(e)
L’église de La Celle-Guenand - © Patrick Coulle / La Nouvelle République

L'église de la Celle-Guenand (Indre-et Loire) date du XIIème siècle. Classée Monument Historique depuis 1908, c'est l'un des édifices religieux les plus curieux de Touraine. L'église est notamment renommée pour sa façade romane, composée d'une porte centrale flanquée de deux arcades empierrées et aveugles. 

  • La maison de Pierre Loti, Rochefort (Charente-Maritime)

Officier de marine, écrivain-voyageur, Pierre Loti est né à Rochefort en 1850. Fermée au public depuis 2012, sa maison abrite notamment une mosquée dont le plafond, rapporté de Damas, menace de s'effondrer. Ses polychromies sont très dégradées, attaquées par le temps et les insectes. La ville de Rochefort, qui a lancé un appel au mécénat, souhaite depuis plusieurs années rénover cette maison-musée, classée monument historique. Une association américaine a déjà versé une dizaine de milliers d'euros. 

  • La maison d'Aimé Césaire, Fort-de-France (Martinique)

Aujourd’hui propriété de l'Institut Aimé Césaire. Son inscription dans la liste des sites prioritaires pour le Loto du patrimoine pourrait financer une partie des travaux de ce futur musée, estimé à un million d'euros.

 La maison d'Aimé Césaire à Fort-De-France en Martinique. - AFP
La maison d'Aimé Césaire à Fort-De-France en Martinique. © AFP - FRANCK FIFE
  • La villa Viardot à Bougival (Yvelines)

Cette demeure aujourd’hui abandonnée fût acquise à la fin du XIXe siècle par l'écrivain russe Ivan Tourgueniev pour la cantatrice Pauline Viardot. Le couple y reçut les artistes et intellectuels de l'époque dont Alexandre Dumas, Victor Hugo, Camille Saint-Saëns et Gabriel Fauré. Sa restauration est estimée à 3 millions d'euros. Une fois remise en état, la Villa Viardot intègrera le Centre Européen de Musique, un vaste complexe composé notamment d'un auditorium et de la maison de Georges Bizet, où fut composé le célèbre opéra Carmen.

  • La Rotonde Montabon (Sarthe)
La rotonde ferroviaire de Montabon (Sarthe) a été construite en 1890. - Radio France
La rotonde ferroviaire de Montabon (Sarthe) a été construite en 1890. © Radio France - Yann Lastennet

Construite en 1890, la Rotonde de Montabon (Sarthe) est une sorte d'amphithéâtre industriel : 10.000 m² d'entrepôts et de rails desservis par un pont tournant. Dédié à l'entretien des locomotives de la ligne Paris-Bordeaux jusqu'à son abandon en 1954, le site a été racheté par l'association de la Rotonde Ferroviaire de la Vallée du Loir en avril 2017. Ses responsables  estiment la rénovation du site à environ 2 millions d'euros.

  • Le Fort-Cigogne dans l'archipel des Glénan (Finistère)
Le Fort Cigogne de Fouesnant, dans l'archipel des Glénan, en Bretagne. - Maxppp
Le Fort Cigogne de Fouesnant, dans l'archipel des Glénan, en Bretagne. © Maxppp - Frank May

Le Fort-Cigogne est implanté dans l'archipel des Glénan, à une quinzaine de kilomètres au large du sud-Finistère. Réputé pour ses eaux translucides,  cet archipel est composé de cinq îles principales. Le lieu est surtout connu pour son école de voile et son célèbre Cour des Glénans, guide de référence pour les plaisanciers. Fort-Cignogne a été construit en 1717 pour repousser les corsaires anglais et hollandais. Il appartient au Conservatoire du littoral. 

  • La Maison rouge, Saint-Louis (La Réunion)
La Maison rouge, Saint-Louis (La Réunion) - Aucun(e)
La Maison rouge, Saint-Louis (La Réunion) - Thierry Caro - Sous licence Creative Commons 3.0

Édifié au XVIIIème siècle, le Domaine de Maison Rouge fût un domaine caféier. Il est classé Monument historique depuis le 5 mai 2004 et abrite actuellement le musée des arts décoratifs de l'océan Indien.

  • Le Château de Carneville (Manche)
Le Château de Carneville - Aucun(e)
Le Château de Carneville - © DR

Le château de Carneville (Manche) se distingue par la variété de ses bâtiments, témoins de son histoire. François Hervé Simon de Carneville (1729-1804) fait construire la bâtisse en 1755, un peu plus d'un siècle après la pose de première pierres. Le parc est aménagé dans les années 1770 grâce aux ingénieurs de Louis XV. Les Carneville cèdent le château en 1927 au comte René de Tocqueville. En 2012, Guillaume Garbe, 20 ans, et passionné de patrimoine acquiert le Château avec l'aide de sa famille. 

  • L'Ancien Hôtel-Dieu, Château-Thierry (Aisne)

Ancien hospice fondé par Jeanne de Navarre au XIVe siècle, l'Hôtel-Dieu de Château-Thierry pourrait abriter un musée dédié à l'histoire de la médecine et de l'assistance publique.

  • Le Château de Bussy-Rabutin, Bussy-le-Grand (Côte-d'Or)
Le château de Bussy-Rabutin en Côte-d'Or. - Maxppp
Le château de Bussy-Rabutin en Côte-d'Or. © Maxppp - Kiedrowski, R.

Le château de Bussy-Rabutin, près de Montbard (Côte-d’Or) est connu pour abriter une galerie de portraits créée par un courtisan en disgrâce du roi Louis XIV : le comte Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693). Cousin de Madame de Sévigné,  militaire et écrivain reconnu, il fût chassé de la Cour pour avoir dévoilé les galanteries des grands de son temps dans l'Histoire amoureuse des Gaules. Le domaine du château est labellisé au titre de « Jardin remarquable », grâce à un jardin restauré en 1990 dans un état XVIIe-XVIIIe siècle. Il comporte des pièces d'eau, des cabinets de verdure, un labyrinthe et des bosquets délimités par des allées en étoile.

  • L'Aqueduc romain du Gier et pont siphon de Beaunant, Chaponost et Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône)

Situé sur les communes de Chaponost et Brignais, l’Aqueduc romain du Gier desservait Lugdunum (Lyon) en eau. Il est le plus long des quatre aqueducs ayant alimenté la ville. Il transportait l’eau du Gier, affluent du Rhône, et aurait été construit sous l’empereur romain Hadrien (règne de 117 à 138). Les vestiges sont classés au titre des monuments historiques depuis 1912.

  • Pont d'Ondres, Thorame-Haute (Alpes-de-Haute-Provence)

Ce pont de 41 mètres de long, situé en bordure du Verdon fût construit à la fin du XVIIe siècle sur la commune de Thorame-Haute et classé monument historique en 1977. En raison de son état dégradé, la municipalité a interdit son accès en 2017.

  • Couvent Saint-François, Pino (Haute-Corse)

Érigé en 1486 le couvent de Pino fût sauvé une première fois de la ruine en 1885 avant d’être de nouveau abandonné en 1903, les religieux partant pour l’exil. En 1950, les frères franciscains en reprennent possession. Jusqu’au début des années 70, le lieu a accueilli une école. Un projet en faveur de la restauration de la toiture de ce couvent emblématique a été lancé en 2012.

  • Maison du receveur des douanes, Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane)

Site inscrit au titre des monuments historiques le 29 mars 2016.

  • Habitation Bisdary, Gourbeyre (Guadeloupe)

Bâtie au XVIIIe siècle par des Jésuites, cette demeure a abrité une usine sucrière avant d'être inscrite aux monuments historiques en 2007.

  • Sucrerie Soulou, M'Tsangamouji (Mayotte)

Datant de 1856, le domaine sucrier de Soulou s'étend sur 400 hectares. Le passage du cyclone en mars 1898 a en partie détruit l'exploitation et l'usine située sur la commune de M'Tsangamouji à Mayotte.

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