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Culture – Loisirs

Les Hospices de Beaune pendant les vacances d'hiver

jeudi 16 février 2017 à 20:15 - Mis à jour le vendredi 17 février 2017 à 10:21 Par Victoria Koussa, France Bleu Bourgogne

500 visiteurs par jour au lieu de 2 500 l'été. En février, c'est agréable de visiter l'Hôtel Dieu de Beaune, en Côte-d'Or. Moins de monde, plus d'espace dans les pièces. Et toujours le même motif qui revient : découvrir les lieux cultes de La Grande Vadrouille avec Louis de Funès.

Les hospices de Beaune.
Les hospices de Beaune. © Radio France - Victoria Koussa

Beaune, France

"On ne peut pas faire de visite guidée sans des questions sur le film La Grande Vadrouille". Malgré le comique de répétition, Annie Bonnot, la guide du musée des Hospices de Beaune, sourit encore lorsqu'elle évoque les anecdotes répétées à l'envi aux visiteurs sur le film. Pour elle, c'est de l'histoire dans l'histoire. Car ce qu'elle veut le plus, c'est imprimer l'histoire des lieux dans l'esprit des touristes.

500 visiteurs par jour

Les vacances d'hiver sont, d'après Annie, plus agréables que celles d'été, au musée. "L'été, nous recevons 2 500 visiteurs par jour. Alors forcément, il y a plus de monde dans les salles des Hospices", d'après elle. Donc moins d'espace et de temps pour raconter les coulisses du film réalisé par Gérard Oury en 1966.

Au fil des pièces, la passionnée d'histoire nous décrit l'architecture, l'histoire de Nicolas Rollin, l'ancien propriétaire des lieux, alors ancien bras droit du duc Philippe Le Bon à l'époque de la Bourgogne indépendante au XVe siècle, les peintures et autres pièces historiques. Et comme pour attirer l'attention des visiteurs, Annie Bonnot glisse une petite anecdote sur le film La Grande Vadrouille.

Les lits de la salle des pôvres où dormaient pendant des siècles 60 bénéficiaires dans 30 lits.  - Radio France
Les lits de la salle des pôvres où dormaient pendant des siècles 60 bénéficiaires dans 30 lits. © Radio France - Victoria Koussa

C'est dans un de ces lits, le numéro 5, qu'est tournée l'une des scènes cultes de la comédie. Le moment où une infirmière découvre qu'un des malades est Anglais, pendant la Seconde guerre mondiale, et décide de le protéger.

Mettre en avant l'effort des sœurs

Avec ces anecdotes, Annie Bonnot souhaite mettre en avant l'histoire de celles qui ont tenu les lieux pendant des décennies, les sœurs. "Elles ont vraiment caché des prisonniers, elles ont vraiment participé à la résistance. La Grande Vadrouille est peut-être tourné de façon comique, mais c'est ce qui s'est réellement passé aux hospices pendant la dernière guerre", affirme la guide.

Aussi, en visitant trois autres pièces, on se rend compte du rôle central joué par les vraies bonnes sœurs. Par exemple, dans une deuxième salle où se trouvaient aussi des lits, réservée aux plus riches (la pièce était, contrairement à la salle des pôvres, chauffée), on trouve les ustensiles qui leur servaient à amputer les membres des patients. Elles étaient donc infirmières, chirurgiennes, mais aussi cuisinières, et apothicaires (le terme ancien pour désigner l'actuel pharmacienne).

Avec des plantes cueillies dans le jardin, les infirmières créaient elles-mêmes les suppositoires pour les malades. - Radio France
Avec des plantes cueillies dans le jardin, les infirmières créaient elles-mêmes les suppositoires pour les malades. © Radio France - Victoria Koussa

Le célèbre "Theriaca" que l'on trouvait partout en Europe. Une mixture de cinquante produits, dont de l'opium et de la chair de serpent, que l'on donnait à chaque patient qui entrait dans l'hôpital.

Le Theriaca, une mixture visant à requinquer les patients. - Radio France
Le Theriaca, une mixture visant à requinquer les patients. © Radio France - Victoria Koussa

Une vadrouille chez les bonnes soeurs

Lors du tournage, en 1966, deux monde se sont croisés. Celui des soeurs, qui vivaient et soignaient encore des patients dans l'actuel musée, et celui du show-business.

"Mike Marshall, l'aviateur anglais dans le film, venait de se marier avec une femme qui jouait aussi dans le film une religieuse. Et pendant la pause, il l'embrassait dans la cour dans son habit de religieuse, ce qui choquait les sœurs, peu habituées à cette scène", raconte Annie, la guide.

Pour connaître les horaires et tarifs, c'est ici.

Reportage aux Hospices de Beaune, sur les traces de La Grande Vadrouille avec la guide Annie Bonnot.