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Culture – Loisirs DOSSIER : Le cinquantenaire des Jeux olympiques de Grenoble

Pierre Frappat : "Les JO de 1968 ont scellé le lien entre Grenoble et les Alpes"

lundi 29 janvier 2018 à 8:50 Par Pierre Mouny, France Bleu Isère et France Bleu Pays de Savoie

Pierre Frappat, ancien professeur d’économie, journaliste et ancien élu de l’équipe Dubedout était l’invité de France Bleu Isère, ce matin. Il livre son témoignage sur la façon dont les Jeux Olympiques de 1968, qu’il a vécu, ont changé la ville.

Grenoble et la chaîne de Belledonne
Grenoble et la chaîne de Belledonne © Maxppp -

Grenoble, France

Il y a 60 ans, la ville de Grenoble accueillait les 10èmes Jeux Olympiques d’hiver. Pierre Frappat, ancien professeur d’économie et journaliste, puis élu de l’équipe municipale Dubedout entre 1971 et 1976, a vécu ces jeux, il a raconté son expérience sur France Bleu. Pierre Frappat est également auteur de plusieurs ouvrages sur Grenoble. Il affirme que le grand essor de Grenoble date « des années 50 et 60 ». Mais l’ancien universitaire soutient que « les JO de 1968 ont scellé le lien entre Grenoble et les Alpes ». 

Il rappelle que Grenoble a été la ville française de plus de 100 000 habitants, à avoir « le plus grand essor démographique entre les années 50 et 60 » mais que les infrastructures n’ont pas suivi. Il assure « que les JO ont permis un rattrapage ». 

Pierre Frappat sur les JO de 1968

Des JO qui auraient pu ne pas se faire à Grenoble

L’ancien élu grenoblois partage aussi une anecdote qui aurait pu tout changer. En Juillet 1965, le représentant français au comité international olympique a menacé de retirer les Jeux à Grenoble, car la ville n’était pas prête au niveau des infrastructures. Cette menace a été prise au sérieux par l’état qui a alors lancé de grands financements. 

"Une quarantaine de chantiers, uniquement à Grenoble"

Pierre Frappat évoque les travaux colossaux lancés pour préparer les JO, il mentionne près d’une « quarantaine de chantiers uniquement à Grenoble ». Des infrastructures sportives comme le palais des sports certes mais aussi les réseaux de télécommunications, les réseaux d'eau et la gare. L’hôtel de ville a également été construits à cette occasion. Des infrastructures dont la ville avait besoin et qui lui faisait cruellement défaut.

Pour Pierre Frappat, les JO de 1968 n’ont « pas eu de conséquences négatives » sur Grenoble. Il évoque bien l’augmentation des impôts - multipliés par 2,5 en trois ans, subis par les Grenoblois - mais il rappelle que « trois quarts des financements ont été pris en charge par l’État », ce qui a pu selon lui, provoquer une certaine jalousie des villes voisines.