Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Toujours privés de terrain, les clubs de foot creusois sont en petite forme

-
Par , France Bleu Creuse

Difficile, pour les clubs de foot creusois toujours privés de terrain, de sortir indemnes de cette drôle de saison. A cause du coronavirus, les joueurs n'ont pas joué ensemble depuis trois mois, et côté budget, la situation non plus n'est pas favorable pour chercher des sponsors.

Pas de reprise des entraînement au moins avant le 21 juin, sponsors hésitants : les clubs creusois ne sont pas à la fête pendant le déconfinement
Pas de reprise des entraînement au moins avant le 21 juin, sponsors hésitants : les clubs creusois ne sont pas à la fête pendant le déconfinement © Radio France - Audrey Tison

Près de trois mois sans match : la situation pèse lourd sur les footballeurs creusois et leurs clubs : frustration d'un côté, menaces sur le budget de l'autre ... Alors que va s'ouvrir le mercato, les clubs sont dans le flou.

La cohésion des joueurs privés de match en jeu

Garder les équipes soudées et motivées : c'est le défi auquel tous les entraîneurs ont été confrontés. La plupart d'entre eux ont appelé leurs joueurs régulièrement pendant le confinement. "C'est aussi simple que demander 'comment ça va ? Comment tu as vécu la saison ? Est-ce que tu vois des choses à changer au niveau de l'entraînement ?, remarque le coach de Gouzon, Fabien Daguin. Parfois ça durait plus de deux heures, parce qu'on est des passionnés, et ça, les joueurs en ont vraiment besoin."

Quand on connaît bien ses joueurs, la tâche n'est pas forcément aisée. Mais quand on change d'équipe la saison d'après, elle l'est encore moins ! C'est le cas de Denis Courty, jusqu'ici entraîneur de l'équipe B de l'Entente Guérétoise, qui va entraîner l'équipe féminine (en régionale 1) la saison prochaine : "J'ai pris contact avec les joueuses, mais c'est très délicat. Je ne peux pas les voir jouer et je ne connais pas bien leur niveau. On va devoir relever un gros défi l'année prochaine, vivement qu'on puisse repartir sur les terrains." Pour l'instant, l'accès aux stades et la pratique des sports collectifs reste interdite jusqu'au 21 juin. Thierry Leroy, coach à La Souterraine, mise lui sur des matchs amicaux en août pour remettre en selle son équipe.

Difficile de ne pas se sentir frustré après une fin de saison "en queue de poisson". Pour ses joueurs de l'Entente Guérétoise, montés en division supérieure, Luc Davaillon aurait aimé pouvoir "partager ce plaisir, faire un dernier match". Même son de cloche pour Denis Courty : "J'aurais bien aimé clôturer la saison comme il faut, pour dire au revoir aux joueurs et fêter les bons moments. Peut-être fin juin, ou en juillet.

Une frustration qui pousse certains joueurs à regarder d'autres clubs : "On a quelques joueurs qui veulent partir, reconnait Luc Davaillon. Ils étaient remplaçants en première partie de saison, d'habitude ils sont plus sollicités en deuxième partie avec la fatigue et les blessures des autres joueurs. Pas cette année."

Des inquiétudes sur le budget des clubs 

Côté budget, cette fin de saison a de quoi inquiéter les dirigeants de clubs. Pas de billetterie, pas de recettes sur les ventes de buvettes : "Comme beaucoup de clubs, on organisait des manifestations pour faire de la trésorerie, indique Christophe Macoin, co-président de l'Entente marchoise. Par exemple notre tournoi de jeunes du 1er mai, qui faisait beaucoup de bénéfices. Là on n'a rien eu cette année."

Comment, aussi, trouver des sponsors quand on ne sait pas dans quelles conditions va se dérouler la prochaine saison ? "On ne va pas voir nos petits sponsors, on attend que la reprise économique soit faite !, explique Christophe Macoin. Heureusement nos partenaires les plus importants sont là, comme la collectivité". Même anxiété pour Jean-Michel Massias, président du club de Gouzon : "Cette fin de saison me fait peur. Il faut d'abord qu'on arrive à se faire payer ce que nos sponsors s'étaient engagés à nous remettre. Pour la suite, comment reprendre ?".

Les deux présidents s'interrogent sur le silence de la ligue et de la Fédération française de football jusqu'à présent : "On attend des efforts de leur part. C'est bien beau d'être champions du monde, mais qu'est-ce que ça nous rapporte, à part donner des survêtements aux clubs ?, fulmine Christophe Macoin. Il était question de baisser le prix des licences, mais c'est pareil, on est dans l'inconnu." L'entraîneur de Gouzon, Fabien Daguin, est aussi sévère : "On est les vrais oubliés du foot. On parle beaucoup des difficultés des gros clubs professionnels, ça crée énormément de frustrations mais tout ça n'est pas entendu." 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu