Culture – Loisirs

Quai des Bulles : tête à tête entre amateurs et professionnels de la BD

Par Charlotte Jousserand, France Bleu Armorique dimanche 30 octobre 2016 à 7:30

Les rencontres professionnels amateurs ont lieu pendant toute la durée du festival
Les rencontres professionnels amateurs ont lieu pendant toute la durée du festival © Radio France - Charlotte Jousserand

Le Festival Quai des bulles s'achève ce dimanche à St-Malo. La 36e édition du festival de bande-dessinée réunit des lecteurs et des auteurs. Elle rassemble également des dessinateurs amateurs et des professionnels pour des séances de tutorat.

La 36e édition du festival Quai des bulles se déroule jusqu'à ce dimanche soir à Saint-Malo. Pendant le festival, les lecteurs peuvent rencontrer les auteurs et obtenir des dédicaces. Mais pas seulement. A Quai des bulles, des séances de tutorat sont organisées entre des dessinateurs amateurs et des professionnels de la bande dessinée durant toute la durée du festival. Le matin sans inscription et l'après-midi sur rendez-vous.

Tous types de profil

C'est l'association finistérienne les Bédéastes Imageurs qui organise ces rencontres et ses membres ne conseillent pas que des jeunes auteurs. Ils rencontrent tous types de profil, des adolescents, des étudiants en école d'art mais aussi des personnes qui changent de métier comme Philippe. Il s'est remis à la bande-dessinée à 59 ans après une pause pendant plus de 40 ans. "Je voulais devenir dessinateur mais à mon époque on ne considérait pas cela comme un vrai métier". Philippe a repris ses crayons après une carrière dans le transport. Il dessine beaucoup mais il a besoin de conseil pour orienter son travail et surtout progresser.

Pendant les rencontres pro-am, comprenez professionnels-amateurs, l'auteur ou le dessinateur de l'association regarde les planches apportées par les participants. Les membres de l'association prennent leur temps et donnent des conseils sur le dessin, sur le scénario et sur la technique. "Il faut beaucoup travailler", explique Gildas le Roc'h, auteur aux éditions Soleil, "nous sommes tous encore en apprentissage, on apprend constamment".

Parfois, les membres de l'association n'ont rien à redire sur le travail qu'on leur montre. "Cela m'est arrivé trois fois ce samedi matin", raconte Noë Monin, dessinateur chez Casterman, j'ouvre le porte-folio et là je n'ai rien à redire, je les mets directement en lien avec des éditeurs".

Se repérer dans le monde de la bande dessinée

Mais les rencontres avec les Bédéastes Imageurs vont plus loin. Pour Noë Monin, dessinateur chez Casterman, elles permettent "donner toutes les informations qui nous ont manqué quand on était jeunes dessinateurs". Noë Monin raconte : "quand on était jeune, on allait voir les auteurs pendant les séances de dédicaces mais c'était très compliqué, ils n'avaient pas forcément le temps".

Les auteurs et les dessinateurs des Bédéastes Imageurs aident aussi les participants à se repérer dans le milieu de la bande dessinée. "C'est un milieu flou", explique Noë Monin, "on débarque souvent sans savoir comment faire, il faut faire attention à pas se faire avoir par les éditeurs, les collègues, et puis il y a toute la paperasse à gérer quand on devient professionnel, être aidé pendant ces moments là c'est un plus".

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