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Quelle organisation pour les grands jeux romains ?

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Par , France Bleu Gard Lozère

La jauge des 5.000 spectateurs pour les rassemblements est finalement maintenue jusqu'au 30 octobre. Les grands jeux romains de Nîmes, décalés du 23 au 25 octobre, sont donc concernés par cette décision du gouvernement.

Des romains dans les arènes de Nîmes pour les Grands Jeux Romains
Des romains dans les arènes de Nîmes pour les Grands Jeux Romains © Radio France - Jade Peychieras

Se réadapter, encore une fois. Les grands jeux romains de Nîmes, reportés du 23 au 25 octobre 2020, doivent faire face à une nouvelle contrainte : la jauge des 5.000 personnes maximum pour les rassemblements est maintenue jusqu'au 30 octobre. C'est le Premier ministre Jean Castex qui l'a annoncé mardi 11 août, lors d'une visite à Montpellier. Si les préfets ont toujours "la possibilité d'y déroger avec la vérification du strict respect des consignes sanitaires", cette mesure vient à nouveau chambouler l'organisation des grands jeux romains. 

"Le planning des préparations était prêt, nous étions prêts pour ce 10e anniversaire des grands jeux", confie Eric Teyssier, professeur d'Histoire à la faculté de Nîmes et l'un des scénaristes de l'événement. Une annulation pure et simple des grands jeux n'est pas à l'ordre du jour. Mais cette nouvelle contrainte complexifie le travail des 500 reconstituteurs, qui viennent chaque année pour les spectacles et les défilés. Daniel Pirosa est l'un d'eux : "On fait ça sur notre temps libre, on doit s'arranger avec nos entreprises pour avoir les congés en temps et en heure. C'est compliqué pour tout le monde, on n'avance pas..." 

Compliqué également de travailler avec les figurants qui viennent de l'étranger, d'Italie notamment : "On se dit : s'ils ne viennent pas, comment on va palier cette absence ? On a l'habitude de travailler ensemble en temps normal...", explique Daniel Pirosa. 

Avec 5.000 personnes maximum, la circulation des spectateurs dans les arènes ne devraient pas poser problème, selon l'historien Eric Teyssier : "C'est un monument très segmenté, avec une structure qui permet aux flux de personnes de circuler sans se croiser. On n'aura jamais 5000 spectateurs concentrés, collés les uns contre les autres." Mais Daniel Pirosa, lui, craint surtout que le public ne réponde pas présent : "Même lorsqu'on fait les grands jeux au mois de mai, où les arènes sont remplies, nous n'arrivons pas à contenter tout le monde. Beaucoup d'amateurs ne peuvent accéder aux spectacles, car il n'y a plus de places disponibles. Là, je pense que nous allons travailler seulement avec les locaux, et tout le monde sait que ce ne sont pas les plus grands passionnés."

France Bleu Gard Lozère a contacté la mairie, la préfecture et Culturespaces, l'organisateur de l'événement. Aucun des trois ne souhaite communiquer sur le sujet à l'heure actuelle. 

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