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RE-ECOUTER : Jean Yves Breteau le sarthois très grand fan de Daniel Balavoine

Par David Malle, France Bleu Maine mercredi 13 janvier 2016 à 8:50

Daniel Balavoine en 1981
Daniel Balavoine en 1981 © Maxppp - PIERRE MEUROU PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Jean Yves Breteau, le directeur d'antenne de Radio Alpa au Mans, était étudiant en 1986 quand Balavoine est décédé. C'était il y a 30 ans. Il est bouleversé en apprenant sa mort et prend ensuite la tête d'un comité local de la fondation Balavoine.

Jean Yves Breteau est étudiant à Tours et le 14 janvier 1986, lorsqu'il apprend la mort de "son" chanteur fétiche, il est sous le choc. "C'était un véritable choc, d'abord j'ai arrêté d'aller en cours... Vraiment ?  Ah oui je me suis complétement enfermé chez moi, je voulais écouter tout ce qui se disait à la radio, tout ce qu'on pouvait voir aux informations, j'achetais tous les magazines , tout ce qui sortait à l'époque. C'était un vrai bouleversement, parce que lorsque vous avez là votre "référence intellectuelle" qui vient de mourir, et bien c'est la catastrophe pour vous "

"Une référence intellectuelle"

"De ma génération c'est ce qu'on attendait des artistes c'est qu'ils ouvrent un peu leur gueule, comme les Simone Signoret ou Yves Montand, le faisaient avec une autre génération, ou Coluche... C'est ce qui nous permettait d'exister dans nos colères. Je ne sais pas si aujourd'hui si les jeunes ont un artiste autour d'eux qui correspond à l'expression de leurs colères et de leurs espoirs. Pour nous Balavoine c'était cette voix là, celui qui n'avait peur de rien, qui n'avait pas peur de celui qui représentait le pouvoir, comme l'était François Mitterrand. C'était quelqu'un qui était d'une vraie sincérité, avec des mots compréhensibles par tout le monde, et c'était un cri du cœur. Il venait cracher ce qu'il avait dans ses tripes, dans sa tête pour réveiller tout le monde".

C'était un cri du cœur, il venait cracher ce qu'il avait dans les tripes

"Balavoine n'avait pas peur des puissants"

Jean Yves Breteau, le sarthois directeur d'antenne de radio Alpa, reste sidéré pendant plusieurs mois, et puis avec d'autres admirateurs et admiratrices il décide de constituer un "comité Balavoine" en Sarthe, pour continuer l'action humanitaire en Afrique du chanteur.

"Partout en France, se sont montés des comités de soutien à la fondation"

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