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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

Relance éco : le Nancy jazz pulsation 2020 tente de sauver les meubles en plein air

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Le festival Nancy jazz pulsation 2020 tente le plein air pour sauver une édition incertaine avec une crise sanitaire qui oblige à repenser cette 47ème édition forcément moins exotique. Détail sur la version « collector » du NJP avec son directeur.

Nancy Jazz Pulsation 2020 s'affiche allégé et moins international.
Nancy Jazz Pulsation 2020 s'affiche allégé et moins international. © Radio France - Thierry Colin

Un été très chaud pour les permanents du Nancy Jazz Pulsation qui ajustent les plannings en fonction des annulations. La programmation du 47ème NJP sera dévoilée le 3 septembre, mais le directeur et programmateur artistique du festival, Thibaud Rolland, ne cache pas qu’une partie des pointures étrangères pourraient se désister et reporter leur prestation à 2021. Et le festival s’adapte : pas de chapiteau au parc de la Pépinière, pas de soirée avec une entrée pour trois concerts mais du plein air et des tarifs plus attractifs.

Avec cette crise sanitaire avez-vous pensé à annuler le NJP 2020 ? 

Depuis quatre mois, nous avons envisagé toutes les hypothèses et dans tous les sens ! On est dans une instabilité folle, on joue au puzzle constamment, on essaie de le faire avec le sourire et avec nos partenaires tourneurs, agents, artistes qui sont aussi dans une année noire puisque certains ont annulé 100, 200 ou 300 dates, autant de travail de perdu. On essaye de rester bon esprit et d'essayer d'avancer au mieux.

Avec, on imagine, des annulations des artistes les plus lointains ? 

Oui, à commencer par le Brésil et les Caraïbes. Pas mal d'Américains ont annulé…  tout ce qui est hors Europe ça commence à devenir compliqué, mais il n'y a pas de règle, vraiment, puisqu'il y a encore un Sud-Africain, par exemple, qui est dans la programmation. Même les Anglais ou les Belges, c’est compliqué, puisque la Belgique vient de durcir les mesures. 

Un artiste par soirée, pas de bar, des contraintes « en assis » qui nous obligent à ne garder que deux salles historiques

On va sortir une programmation le 3 septembre. On ne sait pas encore si il y aura des changements suite à la parution de cette programmation, mais on sait que les gens comprennent. Tout le monde sait que c'est une année complètement folle. Le tout, c'est d'essayer d'aller au bout le plus possible, de faire la forme du festival la plus intéressante, la plus nouvelle aussi, puisque ce Covid, ça renforce aussi les liens humains, ça permet de se réinventer. 

Pas de chapiteau mais des concerts en extérieur à la pépinière.
Pas de chapiteau mais des concerts en extérieur à la pépinière. © Radio France - Thierry Colin

Il y a de telles contraintes sur tout ce qui a un toit c’est compliqué : on n’a le droit qu'à un artiste par soirée, parce que sinon, il faut nettoyer les sièges pendant l'entracte. Et puis, pas de bar. Des contraintes « en assis » qui nous obligent à ne garder que deux salles assises historiques que sont la salle Poirel et le Théâtre de la Manufacture, une petite nouvelle avec le Théâtre de la Foucotte. 

Avec aussi le pari de concerts en plein air en octobre ? 

Oui, un NJP à l'air libre avec un site de 6000 mètres carrés habituel à la pépinière, mais qui est repensé en « open air » en espérant qu'on ait une arrière-saison favorable. D'autant que les chaufferettes des bars ont été interdites il y a quelques jours. On essaye cette formule là avec quatre jours à la Pépinière, et quatre jours à l'Autre canal qui eux ont aussi créé une scène extérieure pour leur été Indien du mois de septembre. On mise là-dessus avec 6000 mètre carrés à la Pépinière et deux scènes et 2000 personnes avec des places assises et debout. 

Le Nancy jazz poursuite est aussi revisité ? 

Oui pareil, les apéros jazz ne se feront pas dans les bars, mais dans des lieux du patrimoine historique (Terrasse de la Craffe, musée des Beaux-arts, Mjc Lillebonne...) L'ADN de NJP reste le même : toutes les musiques et un maximum de qualité. Toujours des têtes d'affiche qui soit joueront du coup à Poirel, à la Manufacture ou à la Pépinière en extérieur. Maintenant, c'est une édition un peu plus découverte, mais dans tous les cas, il y a toutes les couleurs électro, jazz, évidemment, reggae, chanson, pop, afrobeat, musiques d'ailleurs. 

Une programmation moins exotique mais tout aussi varié ? 

Oui, on reste dans l’ADN du NJP avec une programmation de découverte, de défricheur et en même temps, de qualité. 

Moins de foule, ça veut dire moins de recette et un budget réduit ? 

Le but n'était pas de couler le festival cette année, donc on a imaginé un budget, en trois échéances. On a pu statuer avec le bureau de l'association sur un budget qui tiendrait le coup en cas d'annulation à n'importe quelle date à partir de maintenant, tout en proposant la meilleure formule possible pour le public. 

C'est vrai que le budget est déjà impacté puisque la structure a un budget de plus de 2 millions d'euros à l'année en moyenne. Donc là, on est quasi à 50% de moins cette année sur les recettes et les dépenses. C'est de toute façon une année particulière, inédite dans l’historique du festival. 

Maintenir cette 47ème édition : c’est important pour vous ? 

Il y a deux niveaux de lecture. Le premier, il est local, c'est comment on continue à faire vivre tous les techniciens avec qui on travaille habituellement, on essaye de continuer à les faire vivre d'une manière ou d'une autre. Et d’un autre coté il y a évidemment, les musiciens : on essaye aussi d'accroître le régional ou de le maintenir au maximum. Il y a des cartes blanches à différents collectifs jazz nancéiens. Maintenant, il y a aussi pour le national un bel état d'esprit qui s'est instauré dès le confinement quand il y a eu une annulation, on est dans le même bateau et moi, j'ai mal au coeur pour eux. C'est vraiment un écosystème qui est en danger et qui a besoin de réponses du ministère. 

Ça semble être une période incertaine pour tout le monde ? 

Oui, j'imagine qu'il y a une frustration et une peur aussi pour certains artistes. En tout cas, c'est plutôt un bel état d'esprit, que ça soit au niveau national, international ou local, où on essaye au mieux de travailler avec les agents. Même si l'on ne peut pas non plus faire une édition normale en embauchant comme d'habitude, puisque sinon, on irait aussi à la perte pour nous. Si l'on n'existe plus l'année prochaine, c'est autant de gens qui ne seront plus embauchés non plus. Donc on essaye et je trouve qu'il a une belle compréhension vis à vis du staff habituel de NJP qui joue le jeu aussi. 

C’est une période difficile mais peut-être plus solidaire ?

Oui, certains techniciens, par exemple, ont accepté de baisser leur cachet et quand un technicien a assez de travail, il dit non, ne me prends pas, moi, prends plutôt le copain. C'est beau parce que c'est dans la difficulté qu'on se rend compte du fond des gens. Le Covid est un vrai fléau, mais d'un autre côté, met en valeur certaines qualités et un certain état d'esprit, du coup, ça renforce les liens. 

Plus que jamais, vous allez regarder la météo du mois d’octobre ?

Je me dis que l’année dernière, on a eu la pire édition en terme de pluie depuis très longtemps. Ca ne peut pas être pire. On peut en effet espérer un automne indien pour le festival... on en aura bien besoin. 

Les chiffres du NJP 2020 : 

  • Des entrées à 12 euros, 7 euros et gratuit pour les enfants. 
  • 4 jours de plein air à la Pépinière et 4 jours de plein air à l'Autre canal.  
  • La jauge de 2000 places sur 6000 m2 en extérieur à la Pépinière pour deux scènes.
  • Le budget de 2 millions d'euros sera divisé par deux cette année.    
  • 600 000 euros de subventions.  
  • Un budget réparti en 1/3 pour les cachets des artistes, 1/3 pour la partie technique et 1/3 pour la structure et la communication.  
  • 10 parc de Nancy seront investis par les artistes pour des concerts gratuit.

Le Nancy jazz pulsations 2020 se déroule du 3 au 17 octobre à la pépinière en plein air, à l’autre canal en plein air et à la salle Poirel, au théâtre de la Manufacture et au théâtre de la Foucotte avec une programmation dévoilée le 3 septembre. 

Retrouvez la chronique "La Relance Eco" à 7h15 tous les jours sur France Bleu Sud Lorraine.

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