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Réouverture des cinémas : l'Atalante à Bayonne demande une régulation politique pour sauver les films d'auteur

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Par , France Bleu Pays Basque

La réouverture des lieux de culture est une bonne nouvelle. Mais pour les cinémas, il faudra une régulation, avertit le président du cinéma d'art et d'essai du Pays Basque, Jean-Pierre Saint-Picq. Il y a 400 films bloqués en attente de sortie en France, et il craint pour les films d'auteur.

Jean-Pierre Saint-Picq, directeur de l'association gestionnaire du cinéma l'Atalante
Jean-Pierre Saint-Picq, directeur de l'association gestionnaire du cinéma l'Atalante © Radio France - Bixente Vrignon

"On reste prudents. La profession dans son ensemble reste prudente". Jean-Pierre Saint-Pic, le président du cinéma l'Atalante de Bayonne mesure sa récation à l'annonce de la possible réouverture des cinémas après six mois de fermeture. Il explique: "On a déjà connu un faux départ au mois de décembre. On pensait vraiment rouvrir. Les conditions sanitaires nous paraissait plus favorable qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, on trépigne d'impatience de retrouver nos spectateurs. Les spectateurs, c'est le capital le plus précieux d'un cinéma et cette coupure, elle est durement vécue. On a éteint les projecteurs depuis la fin du mois d'octobre. Ça va faire presque six mois sans voir des spectateurs" une dure coupure pour ce cinéma associatif, qui dit fonctionner sur du lien de confiance, des interactions, des échanges permanents. 

La profession est aussi échaudée, parce qu'elle ne connait pas non plus les modalités de réouverture, "avec le couvre feu à 19 heures ça me paraît compliqué" dit Jean-Pierre Saint-Picq, "mais de toutes façons, on est prêts. Je crois qu'on a tout : les lieux culturels ont joué le jeu des protocoles. Il n'y a jamais eu de clusters dans les cinémas, dans des lieux de spectacle. Donc on va jouer le jeu et évidemment, on va rouvrir le mieux possible.

Des règles du jeu claires

Le directeur de l'Atalante sait aussi qu'il rouvrira avec les films qui étaient restés à l'affiche très peu de temps au mois d'octobre : celui d'Albert Dupontel, Adieu les cons, celui de Maïwenn ADN, ou encore le film de Thomas Vinterberg, Drunk. Mais il avertit : "Il va falloir faire des choix, je crois qu'on est effectivement à la croisée des chemins. Ça va être un embouteillage extrêmement important, il y a plus de 400 films qui attendent. Donc nous à L'Atalante, ce qu'on attend, c'est des règles du jeu claires, c'est à dire une volonté politique de réguler le marché. Il faut réguler le marché et donner des règles simples, parce que les blockbusters vont revenir. Ce qui veut dire qu'il y a un risque véritable d'écraser les films d'auteur.

Et il enfonce le clou : "C'est une question de société : quel monde on veut ? Est ce qu'on veut tous voir le même film ? Ou est ce qu'on veut maintenir une diversité du cinéma ? Et pour ça, il va falloir des décisions politiques fortes. Le ministère de la Culture est attendu au tournant là dessus. Très clairement, il y a cette volonté, il faut que le pouvoir politique soit présent aux rendez vous importants pour fixer des règles du jeu."

Réécoutez l'interview de Jean-Pierre Saint-Picq

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