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Rétro 2020 : l'année confinée et inspirante de l'écrivaine puydômoise Cécile Coulon

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

La longue et angoissante période de crise sanitaire a permis à Cécile Coulon de se recentrer sur les choses essentielles. Poésies, nouveau roman, projets littéraires, l'année 2020 aura été aussi étrange que prolifique pour la jeune et talentueuse auteure auvergnate.

2020 : une année étrange mais inspirante pour Cécile Coulon
2020 : une année étrange mais inspirante pour Cécile Coulon - © Facebook Cécile Coulon

"Je ne dis pas que le confinement me tape sur le système, je dis simplement que je galère à trouver un prénom pour tous les moutons de poussière dans la maison". Voici une réflexion parmi des centaines épinglées sur le mur Facebook de Cécile Coulon. 

Confinement. Mot passé dans la langage commun depuis le printemps dernier. Il y a neuf mois déjà. Une éternité. Cette morbide crise sanitaire a aussi quelques vertus. Se recentrer, penser à l'essentiel. L'écrivaine puydômoise revient sur cette étrangle année 2020. Source d'angoisse, de questionnement... et d'inspirations. Comme un puits sans fond. 

France Bleu Pays d'Auvergne : Cécile, comment avez-vous traversé cette année ?

Cécile Coulon - Je l'ai traversé sans trop de vagues, j'ai eu beaucoup de chances, d'une part parce que Clermont a été assez épargné par rapport à d'autres grandes villes, c'était une chance d'être à Clermont-Ferrand. Après, comme beaucoup de gens, je me suis posée énormément de questions sur moi-même, sur le monde extérieur, sur ce qui compte dans ces moments-là et qui sont les gens qui comptent vraiment. J'ai découvert des choses sur-même que je ne connaissais pas. Je me suis surtout rendu-compte que des gens que je n'avais pas vu depuis très longtemps comptaient énormément et à l'inverse, que des gens que je voyais presque tous les jours ne comptaient pas tant que ça. 

Cette période de crise sanitaire a donc eu quelques vertus. Est-ce que le confinement vous a inspiré ?

Les deux premières semaines du premier confinement n'ont pas du tout été inspirantes. Comme beaucoup, j'étais un peu en boucle sur les informations et sur ce qu'il allait se passer. Et en fait après, je n'ai fait que ça. Je n'ai fait qu'écrire. Je commençais un nouveau roman et j'ai écrit beaucoup de poèmes que j'ai posté en ligne et qui ont été très suivis. Il y a eu un très gros retour vers la poésie ou une découverte de la poésie en ligne pendant ce confinement, donc oui j'ai beaucoup écrit.  

Le confinement vous a inspiré un texte. On peut en avoir quelques lignes ?

Avec plaisir. "J'ai commencé à écrire de la poésie parce que je ne me trouvais pas assez drôle pour faire du stand-up et pas assez triste pour faire de la chanson française. La poésie est pour moi le moyen le plus efficace de dire très exactement ce que je ressens avec le langage qui me ressemble, avec les mots qui ne sont pas les miens, mais que je fais miens. Je crois que cette année ressemble toujours à une maison, notre maison que nous allons quitté pour l'année suivante et la nouvelle maison. Dans cette nouvelle maison, il y a des pièces où nous n'avons pas eu le droit d'aller, des pièces dont les portes se sont fermées brusquement, des pièces où la lumière s'est éteinte, où les plombs ont sauté. Il y a d'autres pièces où nous sommes restés par obligation, par peu, par soin de soi-même et des autres. Ces pièces, nous en connaissons les murs par cœur, les aspérités, nous connaissons la couleur qui joue dessus, la profondeur du noir de la nuit qui rentre, chaque jour qui finit et qui recommence". En fait-là, j'ai fait une grosse impro (rires)...

Le confinement source d'inspiration poétique pour Cécile Coulon

Merci pour cette improvisation et ce cadeau. 2020 touche à sa fin. Comment s'annonce 2021 ?

C'est difficile de parler de 2021. Il y a ce que je pense de ce qui va advenir et il y a ce que j'entends, qui est plutôt pessimiste. Or, moi j'ai une forme d'optimisme assez naïf et enfantin. Je me dis que ça ne peut pas être pire que 2020, alors que ça peut l'être. Mais dans ma psyché personnelle, 2021 va être une très belle année, j'en suis certaine.

Vous courez beaucoup (running). Vous courez aussi après beaucoup de projets ?

Paradoxalement, il y a beaucoup de projets qui m'ont été proposés. Le prochain roman qui paraîtra fin août- début septembre, il y a un projet d'illustrations d'un livre sur les classiques érotiques de la littérature française, des projets de traduction, un autre recueil de poèmes à sortir aussi. Il y a beaucoup de choses, donc 2021 va être très chargée pour moi, mais peut-être depuis mon bureau chez moi. Mais je ne le sais pas encore et je ne veux pas m'avancer sur cette question-là. 

Chez vous, plus que que jamais, c'est en Auvergne.

Là oui, je reste, je suis là. 

Peut-on avoir le pitch de votre prochain roman ?

Oui bien sûr. C'est un roman qui se passe à la fin du XIXe siècle. C'est l'histoire d'une jeune femme qui va être mariée à un homme qui ressemble beaucoup à Barbe-bleue. Ça se passe dans la forêt... dans le Jura.

Et pas en Auvergne ?

Non, je suis désolée, je m'en voulais pas (rires)... 

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