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Sancy : nouvelle manifestation des grimpeurs ce dimanche contre l'interdiction de l'escalade et de l'alpinisme

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Une interdiction notamment de l'escalade en vigueur depuis la création de la réserve naturelle de Chastreix-Sancy en 2007 et qui a été confirmée en août 2018.

En avril dernier déjà, 150 personnes s'étaient rassemblées au Mont-Dore
En avril dernier déjà, 150 personnes s'étaient rassemblées au Mont-Dore © Maxppp - Maxppp

Ils remettent le couvert. Après une première manifestation sous la neige, en avril dernier, les grimpeurs du massif du Sancy se donnent de nouveau rendez-vous, dimanche 23 juin à 10 heures, au pied du Verrou du Bas dans le Val de Courre. Dans leur viseur : l'interdiction de pratiquer l'alpinisme et l'escalade dans la Réserve naturelle régionale de Chastreix-Sancy.

Intransigeance de l’Etat

En août dernier, et malgré dix ans de combat, l’interdiction de l’escalade et de l’alpinisme a été confirmée dans la réserve naturelle nationale du Chastreix-Sancy. Depuis 2007, l'activité est interdite dans cette partie du massif du Sancy. L’Etat souhaite protéger sa flore et sa faune.

"Nous, grimpeurs, sommes pointés du doigt, explique Thierry Mompied, l'une des figures de proue du mouvement. Le ski, la randonnée, la course à pied et la chasse sont autorisés sur le site, mais pas l'alpinisme ou l'escalade. Des avalanches sont déclenchées, des dizaines de milliers de skieurs viennent, mais nous, nous sommes empêchés", dénonce-t-il.

Une étude scientifique avait montré en 2013 l'impact réel mais limité de l'escalade et de l'alpinisme sur la biodiversité du site. Elle préconisait un encadrement des pratiques plutôt qu'une interdiction. La Fédération Française de montagne et d'escalade (FFME) s'appuie sur ce document pour remettre en question le bannissement total de ces activités. 

"L’interdiction générale ne se justifie pas, explique Thierry Mompied. C’est une roche technique à grimper. On ne trouve pas cela beaucoup dans la région : on a la Dent de la Rancune, on a le Capucin et se fameux Verrou qui nous est interdit. On a donc tout intérêt à garde ce site emblématique en Auvergne."

Une procédure en justice ?

La Réserve Naturelle veut protéger les 4 000 espèces végétales et animales recensées, dont 500 sont rares ou menacées. Parmi celles-ci, 121 espèces de plantes rares, et 2 espèces de papillons en grand danger.

Parallèlement, la FFME, la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) et le syndicat des guides de montagne ont commencé une démarche juridique. "Les choses bougent mais si nous n'avons pas de réponse favorable, nous irons devant la plus haute juridiction administrative, le Conseil d'Etat", finit par lâcher le grimpeur aux trente années d'expérience.

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