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Culture – Loisirs DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Sarlat : l'hommage de l'artiste Costa aux poilus sarladais

jeudi 8 novembre 2018 à 11:01 Par Valérie Dejean, France Bleu Périgord

Faire oeuvre d'art des vestiges de la grande guerre, c'est tout le sens du travail de Fernando Costa à Sarlat. L'artiste qui travaille habituellement sur les panneaux de circulation s'est emparé d'un autre matériau, bien plus lourd sur le plan symbolique. Il a découpé 64 casques de poilus.

Fernando Costa  a découpé des casques de soldats de la grande guerre pour composer ses tableaux
Fernando Costa a découpé des casques de soldats de la grande guerre pour composer ses tableaux - Eric Corlay

Sarlat-la-Canéda, Dordogne, France

Jusqu'au 11 novembre, les locaux de l'ancien évêché de Sarlat accueillent les œuvres de l'artiste Sarladais Fernando COSTA sur la première guerre mondiale. Cette série de composition (une grande oeuvre et 32 petites) est dédiée aux 235 soldats morts au combat durant la grande guerre et dont les noms figurent sur le monument aux morts de la place de la Petite Rigaudie dans la capitale du Périgord Noir. Pour ce centenaire de l'armistice, Fernando Costa a donc changé sa façon de travailler. Cet artiste qui découpe et assemble des panneaux de circulation, s'est attaqué à un matériau bien plus lourd de sens, des casques de Poilus.

Le premier casque que j'ai eu dans les mains, j'ai eu des frissons

"Moi je découpe du métal toute la journée, je découpe des panneaux de signalisation, des plaques de rue, des plaques publicitaires et à chaque fois dans tout ce que je fais, il y a beaucoup d'humour, de couleur, de joie, de gaieté, beaucoup de bonne humeur, là c'est la première fois en 20 ans de création qu'on se marre pas. Le premier casque de poilus que j'ai eu dans les mains, j'ai eu des frissons dans le dos. Ça fait quelque chose de se dire qu'il y avait un mec là dessous, qui est mort là dessous" explique Fernando Costa

Des gourdes, des casques, des barbelés pour un tableau hommage aux poilus de Fernando Costa - Aucun(e)
Des gourdes, des casques, des barbelés pour un tableau hommage aux poilus de Fernando Costa - Eric Corlay

Les hauts-parleurs diffusent la lecture de lettres de poilus. La salle est plongée dans l'ombre. Il n'y fait pas très chaud, et les tableaux de Fernando COSTA sont accrochés assez haut. C'est une volonté de l'artiste pour que l'on se redresse face aux sacrifices de ces jeunes gens. 

Toute l'oeuvre consiste à accumuler, découper, souder 32 casques de poilus

"Toute l'oeuvre consiste à accumuler, découper, souder 32 casques de poilus. Pourquoi 32 ? Quatorze plus dix-huit". Tout est affaire de symbole pour l'artiste. L'oeuvre principale mesure 235 cm de long, comme les 235 soldats. Le cadre représente une tranchée. On y trouve bien sur des morceaux de casques mais aussi des boutons de vareuse, des médaillons avec des photos d'enfants, une douille d'obus, des baïonnettes, une légion d'honneur.

L'hommage de Fernando Costa aux poilus sarladais - Aucun(e)
L'hommage de Fernando Costa aux poilus sarladais - Eric Corlay

Sur chacun des panneaux, une tâche rouge comme le sang pour ponctuer un travail que Fernando COSTA n'est pas prêt d'oublier. "J'ai eu beaucoup d'émotion, beaucoup." Les 32 petits tableaux sont en vente à un prix là aussi symbolique 1914 ou 1918 euros.