Culture – Loisirs

Sécurité renforcée dans les festivals en Béarn

Par Axelle Labbé, France Bleu Béarn jeudi 4 août 2016 à 18:49

Une affiche du plan vigipirate à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques
Une affiche du plan vigipirate à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques © Radio France - Axelle Labbé

Après l'attentat de Nice, les organisateurs de concerts, festivals et autres rassemblements en Béarn sont inquiets. Certains décident d'annuler, d'autres renforcent la sécurité. À chacun de décider de ce qu'il va faire, en concertation avec les mairies.

Il n'y a cependant aucune consigne officielle de la préfecture sur les mesures à prendre, elles doivent seulement être "au minimum les mêmes que lors des éditions précédentes" et "adaptées à la taille de l’événement". Certains organisateurs ont carrément décidé d'annuler, comme la fan zone au stade d'eaux vives à Pau. D'autres maintiennent mais renforcent la sécurité comme l'Été à Pau. Des clôtures ont été installées autour du théâtre de verdure, des plots en béton posés dans les allées, et les sacs sont fouillés à l'entrée.

Les organisateurs restent les premiers responsables de la sécurité, mais chacun décide de ce qu'il va faire, en accord avec la mairie.

Il n'y a aucune consigne du ministère de l'Intérieur par exemple sur le nombre d'agents de sécurité, l'installation ou pas de clôtures, de plots en béton ou de herses. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a toutefois écrit aux maires, dans le cadre du plan vigipirate renforcé, pour leur rappeler qu'ils doivent adapter les mesures de sécurité. Depuis l'attentat de Nice, les organisateurs préfèrent renforcer les contrôles. Et ils peuvent solliciter l'expertise des services de la préfecture ou de la police, en concertation avec le maire, pour faire valider leur dispositif. En cas d'incident ils pourront ainsi prouver qu'ils ont fait le maximum pour garantir la sécurité du concert ou du festival.

Mais tout cela coûte cher : un agent de sécurité privé est rémunéré au minimum 18,50 euros de l'heure, hors taxe. D'où, parfois, des annulations.

Des agents supplémentaires pour Hestivoc

Didier Fois, le directeur et co-fondateur d'Hestivoc, a ainsi décidé de maintenir le festival de musique occitane, mais il est en train de revoir complètement la sécurité, en lien avec la mairie de Pau et les services de la préfecture. Il y aura davantage d'agents de sécurité et les sacs des festivaliers seront fouillés. Impossible d'en dire plus, justement pour des raisons de sécurité. Mais Didier Fois estime que cela n'affectera pas la fréquentation d'Hestivoc. Il s'attend, au contraire, à voir plus de monde cette année.

Didier Fois, directeur du festival Hestivoc

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