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Sète joue le titre de Capitale française de la culture

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Par , France Bleu Hérault

La ville de Sète (Hérault), retenue parmi les neuf candidats au label Capitale française de la culture, défend son dossier ce jeudi 25 mars devant le jury. Un titre qui pourrait changer l'image de l'île singulière et accélérer nombre de projets en cours.

Sète défend ce jeudi 25 mars sa candidature pour le label Capitale française de la culture 2022
Sète défend ce jeudi 25 mars sa candidature pour le label Capitale française de la culture 2022 © Radio France - Marie Ciavatti

En 2017, Sète s'autoproclamait Capitale française de la culture et lançait une campagne de communication partout en France. Aujourd'hui elle défend ce titre devant un jury. Elle fait partie des neuf finalistes, candidates à ce nouveau label créé par le ministère de la Culture pour valoriser les projets de ville de taille moyenne. Un possible tournant pour l'île singulière, berceau de nombreux artistes et forte de son identité. La décision sera rendue mardi prochain, le 30 mars !

Ses concurrentes ? Brest, Angoulême, Metz ou Laval... La délégation sétoise passe son grand oral ce jeudi 25 mars en visio, crise sanitaire oblige, emmenée par le maire François Commeinhes et derrière, la Région Occitanie, le monde associatif sétois et des artistes de renom comme Hervé Di Rosa et Robert Combas.

"À Sète, la culture coule partout"... La formule est de monsieur le maire. "C'est une terre d'artistes. Une cité portuaire multiculturelle avec tout le bassin méditerranéen. Au-delà de Brassens, de Paul Valéry, d'Agnès Varda, depuis plus de 20 ans la culture s'est développée encore davantage". 

"Deux festivals en 2001, jusqu'à 15 aujourd'hui". François Commeinhes, maire de Sète

Deux festivals en 2001. Une quinzaine aujourd'hui : jazz, rock, électro, poésie, street art, hip hop ou cinéma... Soit 260.000 festivaliers par an

Et des institutions fortes, comme le musée Paul Valéry, le théâtre Molière, le centre d'art contemporain, le Miam (Musée international des arts modestes). Mais Sète revendique aussi sa culture populaire. Les joutes et les fêtes de la Saint Louis, Escale à Sète et son armada de voiliers, programmée pour l'année prochaine. En tout 800.000 visiteurs chaque année.

"La culture irrigue toutes les rues à Sète." Carole Delga

Sète, "candidature singulière à l'image de l'île singulière qu'elle est, renchérit la présidente de la Région Occitanie. L'alliance de la culture et de la mer, l'alliance des cultures parce que Sète a toujours été un carrefour. Puis singulière parce que dans un héritage et une innovation. Paul Valéry et Brassens, dont on fête le centenaire mais aussi ce qu'a fondé Di Rosa avec le Miam (Musée des arts modestes) et qui rend l'art accessible à tous. La culture irrigue toutes les rues à Sète et ça c'est intéressant.

"C'est important que pour une fois une capitale de la culture soit dans un territoire parmi les plus éloignés de Paris". Carole Delga, présidente de la région Occitanie

Un avant et un après

Que pourrait apporter ce label à Sète, déjà identifiée comme ville d'artistes ? "Une notoriété et une reconnaissance à l'international, répond Carole Delga. Comme Lille quand elle a été ville européenne de la culture. Le regard a changé. Il y a eu un avant et un après. Et c'est important que pour une fois une capitale de la culture soit dans un territoire parmi les plus éloignés de Paris.

C'est un formidable accélérateur de projets, avec une enveloppe de l'Etat d'un million d'euros, des financements de la région, de l'Europe, de mécènes également qui entendent lever trois millions d'euros. Sète table sur un budget de 10,2 millions. 

Retombées économiques

Un financement précieux pour créer une résidence d'artistes baptisée L'auberge, dans l'ancienne auberge de jeunesse. Poursuivre aussi l'aménagement de la Cité culturelle des chais des moulins à l'entrée est de la ville, vaste projet piloté par le célèbre architecte Rudy Ricciotti. Le site accueille déjà le conservatoire Manitas de Plata. C'est là aussi que doit déménager le Miam, le musée des arts modestes. 

Pour ce qui est de la programmation culturelle, la Ville promet une année au rythme de grandes manifestations artistiques et festives. L'objectif est d'attirer trois millions de visiteurs sur l'année, avec à la clé 220 millions d'euros de retombées économiques.

Programmation

Le programme, qui associe plus de 70 artistes et plusieurs milliers de bénévoles, est piloté par Salvador Garcia, sétois, aujourd'hui directeur de  la scène nationale d'Annecy. Programme résolument populaire. "On a décliné quelques grandes idées. Trois grands événements, très rassembleurs, très populaires, qui démarrent dès le mois de janvier et accompagnent toute l'année avec des scénographies en ville, avec des spectacles pour tout le monde, gratuits. On appelle ça "les Grandes Traversées". 

"Ensuite, on imagine une grande exposition qui s'appellerait "Multimonde", qui aura lieu à la fois dans les musées, centres d'art de la ville, mais aussi dans l'espace public, sur les quais, dans les espaces qui vont être rénovés et dans les espaces naturels. Et puis enfin, troisième temps fort, c'est "la Saison capitale". Il y a déjà énormément de spectacles et de festivals qui sont présentés tout au long de l'année. Là, parce qu'il y aura plus de moyens, ce sera l'occasion de rendre quelques événements plus exceptionnels." Événements auxquels seront associés les habitants promet la direction de ce projet Sète, Capitale de la culture. 

Entretien avec Hervé Di Rosa, artiste cofondateur du Miam (Musée international des arts modestes) et du mouvement de la Figuration libre à Sète

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