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Sète ne sera pas "Capitale française de la culture" en 2022

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Par , France Bleu Hérault

Déception pour les supporters de la candidature de Sète au label "Capitale française de la culture" : le jury lui a préféré Villeurbanne. La décision a été officialisée ce mardi 30 mars.

Le jury a préféré la ville de Villeurbanne à Sète, candidate pour le label "Capitale française de la culture"
Le jury a préféré la ville de Villeurbanne à Sète, candidate pour le label "Capitale française de la culture" © Maxppp - Michaël Esdourrubailh

La décision est tombée ce mardi 30 mars à midi : Sète ne sera pas "Capitale française de la culture" pour la première édition en 2022. Le jury lui a préféré Villeurbanne, à côté de Lyon, parmi les neuf villes dont la candidature avait été retenue. Une déception pour la délégation sétoise qui avait défendu son dossier jeudi dernier lors d'un grand oral en visioconférence. Tous les efforts déployés par les élus et le monde culturel n'auront donc pas suffi.  

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"Sète, Capitale culturelle quand même !"

Un travail de longue haleine. Un groupe de dix personnes planchait depuis le mois d'octobre sur le dossier de candidature, appuyé par une soixantaine d'ambassadeurs - artistes, institutionnels, associations, mécènes - et les 2.500 Sétois qui ont signé la charte de soutien. La Ville salue une "formidable aventure collective, qui a permis de construire une vision de la culture pour les 10 prochaines années. Ce travail collectif ne prend pas fin avec l’annonce du lauréat". Elle a d'ores et déjà programmé une réunion mi-avril pour dessiner un nouveau projet culturel.  

"J'ai toujours un peu l'impression qu'on est ostracisé dans le Sud". Hervé Di Rosa

"Evidemment on est très triste, reconnaît Sandrine Mini, directrice du Théâtre Molière à Sète. La déception est grande parce qu'on y a cru. Pour nous c'était un accélérateur de particules ce label. Il nous aurait permis de faire en deux ou trois ans ce qui maintenant va mettre six ou dix ans à se faire. C'est vrai aussi que la taille de Sète justifiait bien cette aide, parce que la ville fait beaucoup d'effort sur le plan culturel mais elle reste une ville de 44.000 habitants." 

Moins surpris, l'artiste Hervé Di Rosa, créateur du Miam, Musée international des arts modestes. "Il y avait quand même de grosses villes dans le choix avec des équipements culturels très forts. Et puis je vais vous dire, j'ai toujours un peu l'impression qu'on est ostracisé dans le Sud. Quand nous avons créé le Miam, sous l'égide des événements de l'an 2000, il y avait plus de 200 projets, un seul a été retenu sur tout l'arc méditerranée, c'était le Miam. Un seul projet ! Donc il ne faut pas trop attendre et tracer notre route."

"J'ai toujours un peu l'impression qu'on est ostracisé dans le Sud." Hervé Di Rosa

Projets maintenus

Tout n'est pas perdu, loin s'en faut. Plusieurs projets sont d'ores et déjà actés, le maire Français Commeinhes s'y engage : "par exemple l'Auberge qui va être un lieu de résidence pour accueillir des artistes de tout l'arc méditerranéen. Le Chai du Bonnet qui accueille déjà le Conservatoire à rayonnement intercommunal va voir l'aménagement de quatre autres chais dans le cadre du déplacement et de l'agrandissement du Miam. Tout ça, va se réaliser quoiqu'il advienne. L'importance est de redonner de l'espoir dans ce contexte de crise sanitaire qui désespère les amoureux de la culture. La Ville de Sète ne se laissera abattre ni par l'échec au concours, ni par cette pandémie". Il fait sien les mots de Camus : "Dans le monde, il existe parallèlement à la force de la mort et de la contrainte, une force de persuasion énorme appelée Culture".

"La Ville de Sète ne se laissera abattre ni par l'échec au concours, ni par cette pandémie". Le Maire François Commeinhes

Salvador Garcia qui a coordonné le projet culturel de Sète 2022 a même l'espoir de conserver l'un des événements festifs prévus l'an prochain. "Ce pourrait être l'un de ceux prévus l'été, comme les Grandes traversées : de grandes scénographies urbaines où l'on amenait la population par exemple du centre ville jusqu'au Môle Saint Louis avec des installations magiques, spectaculaires tout au long du parcours. J'aimerais que Sète ait la chance d'en connaître une ou deux comme ça mais je ne désespère pas. je pense que ça va se faire. Ce sera à la Ville de décider."

Pas en vain

Il faudra trouver les financements. Le label promettait un million de subvention de la part de l'Etat et permettait d'attirer aussi des fonds en provenance de la Région ou de la Métropole de Montpellier. Il est possible que, malgré la défaite, les collectivités maintiennent une part de leur engagement financier. "Tout ça n'est pas vain, conclut Salvador Garcia. Ce travail commun nous a permis de tisser des liens, de prendre conscience de la richesse culturelle de la ville et de la mettre en valeur auprès de nos partenaires, jusqu'au niveau national, au Ministère".

"La déception est grande parce qu'on y a cru".

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