Culture – Loisirs

Simon Casas prend la tête des arènes de Madrid

Par Hervé Sallafranque, France Bleu Gard Lozère mardi 27 septembre 2016 à 18:18

Simon Casas atteint enfin son but
Simon Casas atteint enfin son but © Maxppp -

Le Nîmois a été intronisé ce mardi matin. Même s'il faisait figure de grand favori, Simon Casas a accueilli l'annonce officielle comme "l'un des plus beaux jours de sa vie" selon ses propres termes.

C'est comme dans un conte de fées. L'histoire d'un gamin nîmois qui part en Espagne, sans un sou en poche, en stop et qui, quarante ans plus tard, devient le patron des plus célèbres arènes du pays, de la planète même.

Mais, pour en arriver là, Simon Casas a sacrément galéré. Il a pris des claques, mangé sa montera, avalé des couleuvres et même des boas. Une fois, deux fois, il s'est déjà vu en haut de l'affiche, mais, au dernier moment, le Graal lui a échappé. Par excès de confiance peut-être, par naïveté aussi sans doute, dans un monde ou les requins sont bien plus dangereux que les toros.

Simon Casas a payé pour comprendre que l'univers impitoyable de la tauromachie ne lui ferait aucun cadeau. C'est aussi pour ça que sa victoire est encore plus belle aujourd'hui.

Le personnage fascine autant qu'il agace. Il est presque en permanence dans l'excès et c'est l'une de ses grandes forces dans un milieu qui se nourrit de passions exacerbées.

Il assume, il revendique une nouvelle vision de la tauromachie. Il rabâche qu'il faut la sortir du carcan des intégristes et des dogmatiques qu'il déteste par dessus tout. Par conviction bien sûr, mais aussi parce qu'il sait que, si elle n'évolue pas, la corrida est condamnée. Ce n'est qu'une question de temps. Il veut changer les mentalités pour la placer sur le terrain de l'art, de la culture, de l'histoire, de l'identité, du patrimoine et pas seulement sur celui beaucoup trop étriqué des ruedos.

La tauromachie doit absolument évoluer

La victoire de Simon Casas va bien au delà de Madrid. Elle rayonne sur toute la tauromachie française. Simon Casas sera un très bon ambassadeur selon le matador Arlésien Juan Bautista, triomphateur absolu de la dernière féria des Vendanges.

Une fierté pour toute la tauromachie française

Pour d'autres, en revanche, cette victoire est un coup dur pour l'image de la ville de Nîmes, en particulier pour son dossier de candidature à l'Unesco. C'est en tout cas ce qu'estime la présidente de l'alliance anti-corrida, Claire Starozinski

L'Unesco ne va pas apprécier l'image de Simon Casas

Simon Casas est désormais à la tête des plus célèbres arènes du monde, mais il n'oublie pas qu'il est avant tout Nîmois.

Simon Casas associe les Nîmois à sa victoire

Simon Casas va diriger les arènes de Madrid pendant les quatre prochaines années.