Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

Saint-Sever, un triomphe et une nouveauté

mercredi 11 novembre 2015 à 22:43 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

La 31e semaine taurine et cultuelle du Cap de Gascogne à Saint-Sever. Conclusion après 8 jours d’expositions, de conférences et de concerts ce mercredi après-midi avec la traditionnelle novillada sans picador aux arènes de Morlane.

Thomas Dufau
Thomas Dufau © Radio France - Henri Stassinet

Saint-Sever, France

Belle assistance. Cinq toros-becerros de Joaquin Buendia,  bien présentés et de bon jeu,  pour cinq aspirants dont le provençal Tibo Garcia et le landais Baptiste Cissé. Triomphateur de la soirée, le jeune madrilène Jesus Mejias qui coupe deux oreilles et sort en triomphe.

Baptiste Cissé n’est plus tout à fait un gamin. A pas encore 22 ans le jeune torero originaire de Josse, dans les Landes, est assez atypique dans son parcours. Plus âge que la plupart de ses congénères. Une explication à cela. Des parents aficionados qui l’ont emmené très jeune aux arènes mais qui n’ont pas goûté à son enthousiasme quand encore gamin Baptiste Cissé a déclaré qu’il voulait être matador de toros. Interdiction parentèle qui ne sera jamais levée jusqu’à sa majorité citoyenne. A dix huit ans il coupe court aux oukases de la firme familiale et s’inscrit à l’école taurine de Richard Milian à Cauna. Entre temps, après un studieux baccalauréat il tempère la foudre paternelle et maternelle en obtenant un BTS de management au lycée Borda de Dax. 

Baptiste Cissé avance donc ensuite au-devant des cornes. Il débute mi-août 2014 dans la petite arène écrin camarguaise de St-Laurent-d’Aigouze où le toril est dans le bâtiment de l’église et les gradins sous les platanes. Il participe à trois courses l’an dernier. Puis cette saison il est au paseo de 16 novilladas sans picador ou festivals taurins. Ce grand brun au joli sourire qui aime Perera et Manzanares est un discret réservé. Quand on lui demande de parler de lui il préfère répondre que sa seule manière d’exprimer ce qu’il ressent c’est face au toro.

Baptiste Cissé.

Jean-Baptiste Cissé, novillero.

Et en exergue de cette journée de Saint-Sever l’officialisation du changement de direction dans la carrière du matador landais Thomas Dufau.

Depuis plus de 5 ans il était dirigé par l’homme d’affaire nîmois Simon Casas, confirmation de rupture. Désormais c’est un trio qui présidera aux destinées du gascon pour relancer sa carrière : les bayonnais Alain Lartigue et Olivier Baratchart et le landais Julien Lescarret.

Thomas Dufau aura 25 ans début janvier, un quart de siècle et déjà quatre années accomplies d’alternative. Ce doctorat plein d’espérance pris à Mont-de-Marsan le 15 juillet 2001 de mains d’El Juli en présence de Daniel Luque. Depuis, le gascon du Frêche, terre de Bas Armagnac,  a connu plus d’attentes déçues que de succès probants et écouté plus de promesses qu’il n’a connu de certitudes. Deux mois après son alternative il avait portant coupé deux oreilles à Nîmes aux cotés du mythe Jose Tomas. Devant les yeux de son mentor Simon Casas qui alors promettait un avenir lumineux sur un sentier de roses. Dufau n’aura que les épines. 

Délaissé rapidement par Casas il torée tous les ans guère plus de 8 corridas, toutes en France. Il fallait rompre avec ce qui devenait fatal. Annoncé sur France Bleu Gascogne en juin dernier le changement d’apoderado confirme donc la présence à venir aux cotés de Dufau du puissant bayonnais Alain Lartigue. L’homme co- gère les alréens d’Arles, de Vic et de Bayonne. Il va lui apporter cette ouverture vers l’Espagne qui fait tant défaut à Dufau.

A ses cotés, au plus proche de l’arène, Julien Lescarret. Le matador retiré a la proximité générationnelle et le sens de la communication. Il sera l’homme de confiance et de terrain de Dufau. Avec aussi Olivier Baratchart, directeur de l’arène bayonnaise et lui aussi ancien torero. 

Thomas Dufau.

Thomas Dufau, matador de toros.