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Culture – Loisirs

Sud Loire : le projet de piscine tombe à l'eau

vendredi 5 octobre 2018 à 16:48 Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan

Pour les élus, c'est une des conséquences directes des baisses de dotations de l'état. Le projet de nouvelle piscine annoncé dans le sud Loire ne se fera pas. Après le conseil municipal de Brains, le conseil municipal de la Montagne vient de voter contre.

Bouaye espérait un bassin d'apprentissage et un bassin de cinq couloirs (photo d'illustration).
Bouaye espérait un bassin d'apprentissage et un bassin de cinq couloirs (photo d'illustration). © Maxppp -

Bouaye, France

Pour les élus c'est une des conséquences directes des baisses de dotation de l'état. Le projet de nouvelle piscine annoncé dans le sud Loire ne se fera pas. Après le conseil municipal de Brains fin septembre, le conseil municipal de la Montagne vient de voter contre. Le maire de Bouaye où un terrain avait déjà été choisi pour construire l'équipement est déçu, mais Jacques Garreau annonce déjà un nouveau projet : "on réfléchit à quelque chose de plus modeste, peut-être un bassin d'apprentissage pour les scolaires, car la population va continuer de croître".

Il y a une déception car c'était un engagement de la campagne municipale. L'extrême rigueur imposée avec les diminutions de dotation a entraîné des difficultés financières. Mais le besoin de piscine est toujours là." - Jacques Garreau, maire de Bouaye

Jacques Garreau, le maire de Bouaye. - Radio France
Jacques Garreau, le maire de Bouaye. © Radio France - Pascale Boucherie

Le coût du projet 

Il faut 20 000 habitants pour financer une piscine de la dimension de celle qui était prévue à Bouaye. Là, à côté d'un lycée, aurait pu sortir de terre un bassin pédagogique de 150 mètres carrés et un bassin sportif de 312 mètres carrés avec cinq couloirs.  La piscine de Bouaye telle qu'elle était souhaitée avant le vote négatif de la commune de la Montagne, c'était un projet à 8,5 millions pour la seule la construction auxquels il fallait ajouter 800 000 euros de fonctionnement par an. Les recettes étant bien inférieures au fonctionnement, les communes participant au projet auraient eu à se partager chaque année 638 000 euros de déficit. Fin septembre, la commune de Brains avait déjà fait savoir qu'elle ne participerait pas au projet.

On aurait dû augmenter nos impôts de 10%. Alors que déjà tous les ans, on se pose des questions sur nos services de proximité. C'était pas raisonnable, pas prudent" - Laure Beslier, maire de Brains

Pas assez de piscines au sud de Nantes

Le besoin d'espaces aquatiques est pourtant bien réel. Le sud ouest de l'agglomération nantaise souffre d'un manque criant de piscines. L'offre y est deux fois moins importante qu'ailleurs dans l'agglo. Déjà que sur Nantes Métropole, la surface de plan d'eau pour 100 habitants est inférieure à la moyenne nationale, là on touche le fond : 0,7 mètres carrés contre 1,6 dans le reste de l'hexagone. 

La seule piscine du sud ouest, Bouguenais, est saturée. Et avec la croissance démographique ça ne va pas aller en s'arrangeant. Les 15 piscines de l'agglo ne suffisent plus. Une étude menée par l'agence d'urbanisme l'AURAN montre que si Nantes Métropole veut s'aligner sur les autres agglos, il lui faudrait à l'horizon 2030 un peu plus de 2400 mètres carrés de surface d'eau supplémentaire, l'équivalent de deux bassins olympiques. 

Chères dépenses de fonctionnement

Le hic, c'est qu'une piscine ça coûte cher, et que ça ne rapporte pas grand chose. Trois euros en moyenne l'entrée sur l'agglo; à peine de quoi couvrir 13% des dépenses de fonctionnement (le personnel, le chauffage, l'entretien, les deux vidanges annuelles....). En 2015 écrit l'AURAN le déficit d'exploitation des piscines de l'agglo nantaise dépassait les 13 millions d'euros.