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Culture – Loisirs DOSSIER : Sur les traces des Lémovices

Sur les traces des Lémovices : l'oppidum de Villejoubert, la capitale abandonnée

lundi 25 juillet 2016 à 18:51 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

Cette semaine vous remontons le temps en Limousin. Jusqu'au temps des Lémovices. La tribu gauloise dominait avant la conquête romaine tout le Limousin et une partie de la Dordogne, de l'Indre et de la Charente. Et sa capitale était un immense oppidum situé à 20 kilomètres de Limoges.

Seule une carte permet désormais de voir l'étendue de l'oppidum.
Seule une carte permet désormais de voir l'étendue de l'oppidum. © Radio France - Philippe Graziani

On l'appelle aujourd'hui l'oppidum de Villejoubert. Son nom d'origine est sujet à controverses. Il est à Saint-Denis-les-Murs en Haute-Vienne. C'est là que durant environ un siècle les Lémovices ont eu leur capitale, avant la fondation par les Romains d'Augustoritum, en moins 10 de notre ère, la future Limoges.

Le plus grand oppidum de la Gaule

L'oppidum avait été bâti au confluent de la Maulde et de la Vienne. "D'ouest en est, il mesurait 4 kilomètres" explique Jean-Michel Desbordes, l'archéologue limougeaud, le dernier à y avoir mené des fouilles dans les années 80. Soit une superficie de 238 hectares. "C'est le plus grand oppidum de toute la gaule" s'exclame Jean-Miche Desbordes. Comme tous les oppidums, ces villes fortifiées gauloises, il était entouré d'un mur, un "murus gallicus", une enchevêtrement de poutres et de pierres de plusieurs mètres de haut et de large. Mais seulement 4 secteurs étaient habités. "On ne peut pas parler de vraie ville "précise l'archéologue.

Des bouts de murs perdus dans la forêt.

Après la conquête romaine en 52 avant notre ère, l'oppidum est réduit de dimension. Et il est totalement abandonné après la construction par les Romains de la ville de Limoges, à l'époque Augustoritum. Le site est vidé et laissé en friche. Réutilisé ensuite pour l'agriculture, il n'en subsiste pas grand chose se lamente Jean-Michel Desbordes; On peut voir des bouts de murs, si on à l’œil car la plupart sont envahis par la végétation. Des nombreux objets y avaient été trouvés, surtout des céramiques dont une majorité d'amphores à vin. Et on peut voir au Musée des Beaux-Arts de Limoges des clous de 40 centimètres qui proviennent du mur gaulois. Ils servaient à fixer les poutres de bois entre elles.