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Tauromachie, au secours des éleveurs

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Par , , France Bleu Gascogne

Depuis le confinement, tous les spectacles taurins ont été annulés. Il est probable que rien ne pourra être programmé en 2020. Pour les professionnels, la situation est dramatique. Parmi les plus impactés, les éleveurs qui vivent des difficultés jamais rencontrées.

Ganaderia de Casanueva à Monsoué dans les Landes
Ganaderia de Casanueva à Monsoué dans les Landes

L’Association des Matadors Français, aidée par un groupe d’aficionados, a décidé de lancer une tombola pour venir en aide aux ganaderos. Les toreros offrent du matériel qui sera tiré au sort, les contributeurs versent un minimum de deux euros, chaque achat est numéroté. Tout l’argent sera reversé aux éleveurs.

Le modèle économique de la tauromachie repose exclusivement sur les recettes de billetterie des arènes. Pas de spectacle, pas de ressources. Pas de revenu non plus pour les professionnels. Et pour les éleveurs, les charges et dépenses continuent alors que les ressources n’existent plus. 

Perte financière monumentale

Un toro coûte à son propriétaire environ mille euros par an pour le fourrage, la nourriture, les soins vétérinaires, les frais divers. Pour un toro adulte ce sont donc cinq mille euros investis. Dans le cas où l’éleveur choisit d’envoyer ses animaux à l’abattoir, il ne peut en tirer guère plus de 50 centimes de kilo pour 250 kilos de viande. 

L’équilibre financier de beaucoup d’éleveurs ne tient qu’à un fil. Certains risquent la disparition. Pour les soutenir une tombola est donc lancée. Jusqu’au 14 juillet les matadors français offrent du matériel à gagner à l’occasion d’une loterie. Le public peut contribuer sans limite à partir d’un minimum de deux euros.

Une corrida virtuelle dans une arène virtuelle

Vous achetez un billet, ou plusieurs, numérotés, minimum de la contribution deux euros. Le 14 juillet, fin de la tombola. Tirage au sort des lots sous contrôle d’huissier. Du matériel taurin offert par les matadors français est en jeu. L’argent sera reversé dans sa totalité aux éleveurs français. L’action qui a été lancée début mai a déjà récolté plus de 25.000 euros. Les organisateurs espèrent au moins doubler la mise d’ici la mi-juillet. 

Jérome Bonnet propriétaire de l'élevage du Lartet
Jérome Bonnet propriétaire de l'élevage du Lartet

Une cagnotte qui sera donc redistribuée aux éleveurs de toros les plus en difficulté, comme dans les Landes Casanueva à Monsoué, Bats à Cauna, Malabat à Broca ou les gersois Bonnet et Darré. Une manne qui sera attribuée aux intéressés immédiatement après le tirage au sort. Des muletas, des capes, des épées, des places pour les corridas et les spectacles taurins de l’année prochaine constituent la dotation.

Pour jouer, la page Facebook  Soutien aux toros de France

Saison blanche pour la tauromachie, tous les acteurs à l’arrêt 

C’est aussi sans doute l’occasion de repenser le modèle économique et artistique, dans sa forme et sur le fond. Et les propositions commencent à se faire jour notamment du côté français. 

L’Espagne taurine a engagé le combat contre la majorité politique qui veut exclure la tauromachie du patrimoine culturel du pays. Des rassemblements sont organisés en dépit du confinement. En France, la Fédération des Sociétés Taurineslance une enquête auprès des toreros, subalternes, éleveurs, organisateurs, clubs, aficionados, chroniqueurs et journalistes. Pour dire les attentes, suggérer les pistes de réflexion sur l’ensemble de la filière, règlement, défense et lobbying, déroulement des spectacles, prix des billets. 

Serge Villetorte, organisateur de la feria de Parentis- en- Born, travaille avec ses homologues français et espagnols depuis plusieurs mois à un plan visant à alléger les coûts en réduisant par exemple de moitié le nombre de subalternes et picadors en piste. Enfin, André Viard et l’Observatoire des Cultures Taurines, doit engager dès ce mois de juin une large concertation, notamment avec les villes organisatrices, pour définir un modèle économique durable et solidaire applicable dans toutes les arènes françaises. 

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