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Culture – Loisirs

Terville : tensions autour de l'avenir de l'école de musique

lundi 30 juillet 2018 à 17:19 Par Arthur Blanc, France Bleu Lorraine Nord

Alors qu'elle existe depuis plus d'une quarantaine d'années, l'école de musique de Terville est dans le flou. L'Association tervilloise d'éducation musicale (Atem) est en désaccord avec la mairie de la ville notamment sur l'attribution des subventions. L'an dernier, 240 élèves étaient inscrits.

L'école de musique de Terville fête ses 42 ans cette année. L'association qui la gère ne sait pas encore si elle rouvrira en septembre.
L'école de musique de Terville fête ses 42 ans cette année. L'association qui la gère ne sait pas encore si elle rouvrira en septembre. © Radio France - Arthur Blanc

Terville, France

Un désaccord qui remonte à deux ans maintenant. Lorsqu'en 2016, la mairie de Terville a décidé de modifier son modèle d'attribution des subventions à l'Atem, l'association a expliqué être contre cette mesure. "Compte tenu de la baisse des dotations de l'Etat qui fait qu'une ville comme Terville perd 700.000€ par an, il a bien fallu qu'on réfléchisse à des solutions d'avenir", explique Patrick Luxembourger, le maire. La solution d'avenir est claire : les subventions seront désormais distribuées aux habitants en fonction du revenu et du nombre d'enfants, pour qu'ils aient accès aux différentes activités culturelles de la commune.

La tension monte à Terville

Depuis, le dialogue est devenu musclé entre l'Atem et la mairie. La mise en place du nouveau dispositif est sans cesse repoussée. Un désaccord profond sur le modèle d'attribution des subventions qui a désormais des répercussions sur le terrain. Patrick Luxembourger accuse les dirigeants de l'association de mensonge et a fait poser sur l'entrée de l'école un panneau explicite. "Récemment, ils ont tenu leur assemblée générale, après avoir excité tout le monde, nous refusant l'accès à leurs fichiers d'adhérents, nous refusant le contact avec les enseignants pour qu'on leur explique notre position. Je me suis aperçu qu'ils mentaient, à leurs adhérents, à leurs professeurs, au public et ils ont décidé de faire de tout ça une affaire politique."

Le panneau affiché à l'entrée de l'école - Radio France
Le panneau affiché à l'entrée de l'école © Radio France - Arthur Blanc

Des accusations de mensonge qu'Alain Garsia, secrétaire de l'Atem, réfute. "On ne fonctionne pas dans un mode où on considère que les personnes qui sont face à nous sont des menteurs et des manipulateurs. On essaye de mettre des chiffres, des éléments factuels pour avoir des décisions éclairées. On a été très choqué par ce type de traitement."

La fondation d'une deuxième école

Parallèlement à toutes ces tensions, la commune a ouvert en fin d'année dernière une seconde école de musique, à 500 mètres de l'Atem. "Je ne sais pas quelle lubie fait qu'on a décidé d'être la seule ville en France où il y aurait deux écoles de musique", se désole Alain Garsia. 

L'école "Le 112", installée non loin de l'Atem, a ouvert fin 2017 - Radio France
L'école "Le 112", installée non loin de l'Atem, a ouvert fin 2017 © Radio France - Arthur Blanc

Patrick Luxembourger justifie son choix. "A l'origine, l'Atem était une école plutôt alternative. Et elle a décidé de devenir une école classique. On a donc décidé de promouvoir des genres musicaux _qui n'étaient plus couverts par l'enseignement de l'Atem_. Et subitement, ils ont considéré que ce qu'ils ne faisaient plus depuis des années, ils devaient le faire tout de suite."

Les prix pour l'année prochaine fixés

Entre temps, le maire a décidé de valider définitivement son nouveau modèle de subvention. Les prix pour la rentrée 2018 sont désormais distribués aux Tervillois. De son côté, l'Atem a annoncé être en cessation de paiement.