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Culture – Loisirs

Toros à Eauze, soleil, chevaux et amertume

dimanche 8 juillet 2018 à 23:17 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

Traditionnelle journée taurine à Eauze ce dimanche. On oubliera.

Luis David Adame, vingt ans et des promesses.
Luis David Adame, vingt ans et des promesses. © Maxppp - javier Lizon

Le matin excellente novillada  sans picador du Lartet pour Jose Molina d’Albacete et Yon Lamothe de Tartas. Le soir corrida mixte : le cavalier Andy Cartagena et les toreros Juan Bautista et Luis David Adamé. Une seule oreille coupée dans l’après-midi par le jeune mexicain. Les toros de la Dehesilla massifs et bien présentés ont toutefois fortement déçu par leur comportement. .

Le meilleur de la journée... l'excellent lot de novillos du Lartet le matin avec Yon Lamothe retouvé dans un exercice de tauromachie pertinente même si le jeune tarusate connaît encore des problèmes avec l'épée. Les deux oreilles et la queue le soir pour Omar Hassan,  désormais baryton de beau timbre, ancien pilier international argentin qui a fait les beaux jours d'Auch et du Stade Toulousain. "Granada" et surtout "L'air du toréador " du Carmen de Bizet interprété lors du paseo sont les uniques moments de véritable émotion aristique de cette bien morose corrida. Les élusates ont le grand mérite, comme les autres organsiateurs de course isolée, de maintenir et de faire perdurer la tradition taurine mais  après quelques belles années de réussite et surout une Histoire  locale forte de grandes oeuvres , il est navrant de devoir décrire, et de façon lapidaire pour éviter la trop grande douleur, ce qu'il s'est passé ce dimanche. La Déhésilla, soit quatre toros massifs et correctement armés mais couards, "mansos", "avantos", fuyant après les avoir refusées capes et muletas. Faenas ensuite tronquées par des toros s'épuisant vite et abandonnant le leurre au profit des barrières. Juan Bautista et Luis David Adame, gamin aztèque de seulement vingt ans et de deux saisons de doctorat qui coupe le seul trophée de la course, n'ont pas démérité, loin s 'en faut. Mais si l'enveloppe du bétail était inconstable, le moral était absolument en berne. Bref...Et que dire  du spectacle à dada ?... Deux  exemplaires de Gallon, propriété animale achetée il y a lurette par Cartagena et élevée par ses soins,  afeités au point que cela devient une imposture. Le second pour le cavalier, "parado", pité tristement, sinistrement, au centre piste, prenant banderilles et farpas sans remuer. Inerte. apathique. Vide. Le cavalier est grand, certes, les chevaux sont beaux.  oui,  mais la tauromachie ne peut se complaire d'un tel ersatz. Les organsiateurs ont ces dernières années prouvé leur bon sens et la qualité de qu'il sont capables de réaliser. Cette corrida mixte, qui voit de plus le premier toro d'Adame se blesser définitivement dans un trou fait auparavant par les chevaux du réjoneador, n'a pas lieu d'être. Point barre. Le toro est , doit être, au centre de tout. Sans concession. Il en va de la persistence même de la Fiesta Brava.

Cartagena, grand art équestre certes. Et les toros ?....où qu'ils sont les toros? - Maxppp
Cartagena, grand art équestre certes. Et les toros ?....où qu'ils sont les toros? © Maxppp - Morell