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Culture – Loisirs

Toros à Parentis : la Sent Bertomiou fête les cornes

vendredi 3 août 2018 à 18:16 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

La Sent Beromiou, la feria de novilladas de Parentis-en-Born. Ce samedi et dimanche. Une "tienta", une "fiesta campera", deux novilladas piquées. Haut-lieu de la tauromachie d’exigence, Parentis a réputation de présenter des élevages peu vus ailleurs, des corridas dures.

Toros pour Parentis
Toros pour Parentis

Parentis-en-Born, France

C’est la typicité du lieu à nul autre pareil. La philosophie particulière de la feria. Seule feria du novillo en France. Parentis est terre sauvage de la grande lande du Born. Autrefois territoire inhospitalier, une zone de marais insalubres peuplée de bergers solitaires qui menaient une vie rude de coureurs de bois, marquée par les maladies de la pestilence et des eaux stagnantes infectées. Napoléon 3 a sauvé le coin en y faisant planter des pins. L’immensité verte a donné un autre caractère à ses rares habitants. Et ce caractère fougueux et résistant se retrouve dans sa feria sauvage, tant à table que dans les arènes.

Parentis est spécifique en matière de tauromachie. On y célèbre comme nulle part ailleurs, plus qu’à Vic encore ou même à Céret une fête tauromache âpre. Parentis aime aller chercher des élevages inédits, d’autres oubliés des tablettes des autres arènes. Raso de Portillo, Valdellàn, Sanchez Rico ou cette année Couto de Fornilhos par exemple. La cité du Born goûte la table de tripailles, ragouts, cochonnailles et anguilles tout autant que les toros épais, en cornes, durs au combat. Des ganaderias que refusent beaucoup d’aspirants pour qui le nom même de Parentis évoque plus un calvaire  qu’une perspective de triomphe. De jeunes desperados qui viennent affronter des aurochs. 

Corrales de Parentis - Aucun(e)
Corrales de Parentis

Ce samedi soir 18h, première novillada, Toros d’Aguadulce pour Daniel Garcia Navarette, Jorge Rico et El Adoureño

Aguadulce est élevage inédit dans le Born et il y a bien longtemps que l’on n’avait pas vu défiler le fer andalou en terre gauloise. Ces toros ont une vieille histoire. De celles qui ravissent les aficionados  gourmands des origines du bétail. En 1892 la ganaderia est fondée par un noble andalou, le marquis de Villagodio, avec des vaches provenant d’une rame historique, celle du duc de Veragua. On y ajoute autres racines référentes des reproducteurs de Tres Palacios et de Santa Coloma.

Quasiment 100 plus tard et après une traversée chaotique du 20è siècle, une certaine Isabel Nuñez, fille et femme d’éleveur, intègre en reprenant la ganaderia, 100 vaches de Carlos Nuñez, fer de belle réputation. Puis la noble dame vend son troupeau à un basque, Jose Maria Aristrain de la Cruz qui rafraîchit le sang et baptise l’élevage de son nom actuel.

Et puis autre particularité du jour, El Adoureño. Né dans l’Isère, grandit à Nogaro, Yannis Djemiba, 21 ans désormais, après être passé par l’école taurine Adour Aficion a disparu des radars de la novillada avant que de réapparaitre l’an dernier en Espagne où il a torée 24 novilladas, graciant un toro et se manifestant par son courage dans tous les bleds durs de castille.

El Adoureño - Maxppp
El Adoureño © Maxppp - Javier Cebollada

"Callejon spécial feria" sur France Bleu Gascogne entre midi et 13h depuis les arènes de Parentis.