Culture – Loisirs

Toros en Vic, des Dolores Aguirre sans pitié

Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne dimanche 18 septembre 2016 à 22:58

"Toros y vinos", des toros et des vins… la fête votive de Vic-Fezensac pour la 3e année consécutive.

On a donc célébré dans le village gaulois au cœur de la Gascogne  toute la journée de dimanche le toro de combat et la gastronomie. Avec en point d’orgue la novillada de Dolores Aguirre, des toros comme on les aime à Vic. Corrida difficile, dure. Une seule oreille coupée par le vénézuéliens Manuel Vanegas.

Mais corrida entretenue comme Vic, cathédrale du toro sévère, l’exige et l’aime, course d’excellence en présentation, remarquable même. Cependant, au-delà des carrosseries, la novillada a été l’illustration aussi de ce que l’on appelle un défilé de "mansos con casta", c’est à dire de toros couards mais racontant une race certaine. La tonalité du lot a exprimé au cheval plus de violence que de réelle bravoure mais aussi avec envie, puissance et par moments même  les canons du genre. Prime au premier, deuxième et sixième Dolores Aguirre, très assidus avec force à la pique. Mais des toros également fuyant capes, caparaçons et muletas, flirtant avec la barrière, sortant seuls du groupe équestre, erratiques et incertains. Les Aguirrre ont manqué de zèle dans l’agressivité que doit révéler un toro de combat. En fait une novillada qui demande les papiers, où les charges sont courtes, brutales, sèches  et brèves, où le toro se réserve et dissimule un temps son danger pour mieux frapper ensuite. La course a  souffert d'une absence  de vibrations, de constance mais pas d’intérêt pour le spectateur.

André Cabannes, président du Club Taurin Vicquois

Face ce lot compliqué il fallait de la volonté, ce que le trio Manuel Vanegas, Juan de Castilla, Gerardo  Rivera a offert, mais aussi du savoir et de la technique  ce que seul  Vanegas maîtrise. Après-midi bien rude en vérité pour cette clôture de saison taurine vicquoise.

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