Culture – Loisirs

Toros in Vic y vino

Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne jeudi 17 septembre 2015 à 16:46

"Toros y vino", deuxième édition, c’est à Vic-Fezensac ce dimanche avec un alléchant menu, à table comme dans l'arène !

Vic-Fezensac depuis l’année dernière en son jour de fête votive célèbre conjointement le toro et la gastronomie gasconne. Journée "Toros y vino" telle que baptisée : on mange, on boit du vin de terroir, le matin on va aux arènes pour une « capea », le soir pour une novillada à 16h30. 

Le cartel : novillos de Hoyo de la Gitana pour un trio latino-américain, le vénézuélien Manuel Vanegas, le colombien Guillermo Valencia et le prévient Joaquin Galdos.

Fidèle à eux-mêmes les vicquois ont choisi Hoyo de la Gitana, ganaderia remarquable et remarquée lors de ses passages précédents en 2002, 2005 et 2006 pour cette célébration hédoniste des libations, de la table, du vin et du toro. D’origine Santa Coloma mâtinée de Buendia ces toros sont dans l’archétype de ce que Vic aime depuis presque cent ans. Le trio toreros lui est inédit. Dans sa présentation. C’est en effet la première fois que Vic offre une « terna » totalement latino-américaine. Le vénézuélien Manuel Vanegas, 22 ans, a été excellent cet été, à Carcassonne deux oreilles devant les Miura, idem à Lunel face aux Valdefresno, triomphe à Vauvert avec les Pilar. Guillermo Valencia, le très jeune colombien s’est imposé merveilleusement en août à Parentis devant l’admirable et exigeante corrida de Los Maños. 

Quant à Joaquin Galdos, il est la révélation de la saison. Le péruvien est magique. Pas encore vingt ans, un talent rare. Le natif de Lima avait déjà réalisé une temporada 2014 de haut niveau pour sa présentation en Europe et en France, c’était à St Gilles- du- Gard où il avait coupé quatre oreilles aux Blohorn. Cette saison il a mis tout le monde d’accord en s’imposant quasiment partout et surtout devant tous les bétails, des Pedraza de Garlin aux Parralejo de Dax en passant par Séville, Rieumes, encore Garlin, Hagetmau et les La Quinta, Millas ou Roquefort. Une perle on vous dit. Et au sortir du "tiap gascon" à l'heure des vêpres la liturgie offerte est belle d’avance et les homélies s’annoncent savoureuses.