Voile

Transat Jacques Vabre : 42 duos de choc

Par Claire Briguet-Lamarre et Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mardi 20 octobre 2015 à 14:10

Lionel Lemonchois au Winch
Lionel Lemonchois au Winch © Radio France - Benjamin Bourgine

Le départ de la 12ème édition de la Transat Jacques Vabre sera donné du Havre, ce dimanche 23 octobre, à 13h30. Ainsi, 42 duos s'élanceront, à bord des bateaux. Des duos qu'il a fallu constituer ; une évidence pour les uns, un choix mûrement réfléchi pour les autres.

Dans les bateaux de Roland Jourdain, comme dans beaucoup d'autres, les navigateurs défilent. En 8 participations à la Transat Jacques Vabre, en comptant celle-ci, l'homme aura connu 8 co-skippers différents. "La course au large, c'est un peu comme les Jeux Olympiques. Les grandes épreuves ont lieu tous les 4 ans, ou bien tous les deux ans comme la Jacques Vabre. Et il y a des moments dans la carrière, on a envie d'un profil. Et puis à un autre moment, on a envie d'un autre profil.C'est exactement comme dans n'importe quelle autre activité humaine", explique-t-il.

8 participations, 8 co-skippers différents

Cette fois, c'est par Lionel Lemonchois que le natif de Quimper s'est laissé séduire. Le cherbourgeois avait remporté la Jacques Vabre il y a 10 ans avec Pascal Bidégorry ; un homme qu'il devra cette fois défier (ndlr: Pascal Bidégorry s'est engagé, cette fois, avec François Gabart) avec son multicoque Prince de Bretagne, dans la catégorie Ultime. "Ce n'est pas plus mal de changer, cela permet de voir plein de monde, de se croiser. Cette fois, j'ai demandé à Roland Jourdain de venir pour son énorme expérience et pour sa bonne humeur. On va être ensemble pendant une petite dizaine de jours, alors c'est important d'avoir un camarade qui est facile à vivre."

"Le double ? L'exercice le plus difficile à gérer" (-Yann Eliès)

Lionel Lemonchois, sur son bateau "Prince de Bretagne" - Radio France
Lionel Lemonchois, sur son bateau "Prince de Bretagne" © Radio France - Bertrand Queneutte

L'humain, aspect fondamental ? Yann Eliès confirme. Lui n'a pas toujours eu que de bonnes expériences : "C'est sur que cela ne s'est pas toujours bien passé, mais c'était lié aussi aux résultats. C'est toujours plus difficile de rester copains, quand le résultat est mauvais. Au fond, je crois que l'exercice du double est le plus difficile à gérer, parce qu'on est en tête à tête pendant 10 jours, dans des conditions difficiles, de fatigue et de promiscuité. Tout est fait pour que des conflits se mettent en place, si ça se passe mal..."

Les duos de cette Transat Jacques Vabre avec Bertrand Queneutte

Et en cas de conflits, les moins chanceux sont les navigateurs engagés dans la catégorie Class 40. Eux devront se supporter 20 à 25 jours, au minimum.