Culture – Loisirs

Trois bonnes raisons d'aller voir "Un sac de billes" au cinéma

Par Géraldine Houdayer, France Bleu vendredi 13 janvier 2017 à 15:33 Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 14:54

Le film raconte l'histoire de Joseph et Maurice, deux frères juifs qui doivent fuir l'occupation allemande.
Le film raconte l'histoire de Joseph et Maurice, deux frères juifs qui doivent fuir l'occupation allemande. - Thibault Grabherr/Gaumont/TF1

Le film "Un sac de billes" sort au cinéma ce mercredi 18 janvier. Tiré du roman du même nom, le film raconte l'histoire de Joseph et Maurice, deux frères juifs qui doivent fuir les allemands dans la France occupée. Francebleu.fr vous donne trois bonnes raisons d'aller voir le film.

Le film "Un sac de billes", réalisé par Christian Duguay ("Jappeloup", "Belle et Sébastien, l'aventure continue"), sort ce mercredi 18 janvier au cinéma. Tiré du roman du même nom, Il retrace l'histoire vraie de Joseph et Maurice Joffo, deux frères juifs qui doivent fuir l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film nous replonge dans cette période à travers des images très soignées, et l'épopée émouvante de la famille Joffo. Francebleu.fr vous donne trois bonnes raisons d'aller le voir.

Pour l'émotion

La tension dramatique du film est intense. En 1942, la famille Joffo doit fuir l'occupation allemande, et à plusieurs reprises, les quatre enfants et les parents doivent se séparer. À chaque fois, les scènes prennent aux tripes, comme lorsque le papa, Roman Joffo, joué par Patrick Bruel, inflige des gifles à son enfant pour l'exercer à dissimuler sa religion juive. Les larmes montent aux yeux lorsque Anna, la maman, très justement jouée par Elsa Zylberstein, joue du violon pour sa famille et qu'elle est brusquement interrompue par la milice de Vichy. La fête est terminée. Mais le film sait aussi nous transporter de joie. Lorsque la famille, après s'être séparée une première fois, se retrouve au complet à Nice et profite des joies de la plage et de la baignade, on oublie l'occupation avec elle. Tout le long du film, on est embarqué dans l'histoire de cette famille qui n'a d'autre choix que de se déchirer au gré des menaces d'arrestation.

Pour les décors

Le film s'ouvre sur des images de Paris sous la neige. Les plans subliment la capitale, ses monuments et ses rues pavées recouvertes de blanc. Les rues à l'ancienne des différentes villes, les devantures des boutiques, les véhicules nous replongent vraiment dans l'époque, sans effet "carton-pâte". Les costumes sont également très bien choisis, comme ces godillots d'époque ou ces chandails à manches courtes en laine. Le film rend aussi un bel hommage à la ville de Nice, alors que sa sortie tombe, par hasard, six mois après les attentats de juillet 2016. Outre les vues sur la baie des anges, on circule dans les magnifiques ruelles du Vieux Nice et sur la Promenade des Anglais, avec la mer azur en arrière-plan.

Pour les enfants

Ce sont les deux héros du film, Joseph (joué par Dorian Le Clech) et Maurice (joué par Baptyste Fleurial Palmieri), qui portent l'histoire. Les jeunes acteurs incarnent les personnages avec beaucoup de sincérité, ils sont dans le vrai. Ils nous emmènent dans leur fuite, tantôt dramatique, tantôt voyage initiatique. Le film montre aussi très justement l'absurdité de la guerre, et surtout l'aberration d'embarquer des enfants dans ces atrocités d'adultes. Les Allemands vont, par exemple, déployer une énergie folle, pendant plusieurs jours, à tenter de déterminer si Joseph et Maurice sont juifs. Une situation ubuesque, alors que l'Allemagne nazie enchaîne les défaites. On ressent physiquement la pression, et parfois les coups, des soldats allemands sur ces gamins, qui n'ont rien demandé à personne. Une fois la traque terminée, lorsqu'on quitte le cinéma, on ne peut s'empêcher de se sentir libre d'aller où l'on veut. Rien que pour ça, le film vaut la peine d'être vu.