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"Trouble", un film pour ne plus stigmatiser l'épilepsie signé Catherine Dirand, ex-Lilicub

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Par , France Bleu Isère

Vous vous souvenez sûrement du tube du groupe Lilicub, en 96, "Voyage en Italie". La chanteuse, Catherine Dirand, depuis, est devenue romancière, puis scénariste. Et elle vient de réaliser son premier film, Trouble, pour que l'on n'ait plus peur de l'épilepsie.

Catherine Diran, actrice et réalisatrice de Trouble
Catherine Diran, actrice et réalisatrice de Trouble

Épileptique depuis l'enfance, Catherine Dirand, 56 ans, a voulu, avec ce long métrage, qui sort ce 4 mars sur les écrans, changer le regard du public sur cette maladie neurologique encore taboue et qui fait peur. Elle a demandé au chercheur grenoblois, Antoine Depaulis, d’être conseiller scientifique sur le film.

La chanteuse de "Voyage en Italie" veut casser les préjugés sur l'épilepsie

Trouble, c'est l'histoire d'Ana, jouée par Catherine Dirand, qui se bat pour réaliser son premier film en Espagne. Cela génère un gros stress, car rien ne se passe comme prévu et cela est très mauvais pour l’épileptique qu'elle est, car cela peut déclencher des crises et elle en a une, qu'elle cache à sa mère, venue la voir. Mais l'héroïne va s'en sortir grâce, notamment, à la musique. Elle écoute du boléro ! C'est un film drôle, qui casse les préjugés sur la maladie. 

Les épileptiques ne doivent plus se cacher -Catherine Dirand

"Bien sûr, je ne parle pas des épilepsies super lourdes, avec un enfant qui peut faire plusieurs crises par jour, et là, c'est l'horreur pour lui, pour sa famille." explique Catherine Dirand. "Moi, je souffre d'une épilepsie plutôt légère, comme plein de gens je prends un traitement qui me stabilise. Je peux même prévoir les crises maintenant. Alors, oui, en tombant, je me suis cassé le nez, j'ai des cicatrices, mais je ne me suis jamais cachée et cela ne m'a pas empêché de faire de la musique, de la scène ! Mon message, c'est pour dire aux malades, vivez, osez ! Pourtant, je sais que dans les entreprises, les épileptiques cachent leur maladie, de peur de se faire virer et il faut que çà change ! La maladie fait encore peur car le grand public la connait mal. Brisons le silence !"

Un film pour faire changer le regard des médecins sur les malades

Dans le film de Catherine Dirand, un peu comme dans celui d’Alain Resnais, Mon oncle d’Amérique, sorti en 1979,à côté de l'histoire d'Ana, on voit trois neurologues, médecins et chercheurs, qui parlent de l’épilepsie. L'Université Grenoble Alpes a co-financé le film et certaines scènes ont été tournées dans la capitale des Alpes. Antoine Depaulis, de l'Institut des neurosciences de Grenoble, en fait partie :  "Cette aventure avec Catherine, que je connais depuis 6 ans et qui est une amie, a été très enrichissante pour moi. On parle trop souvent de cette maladie entre spécialistes avec froideur et distance, en oubliant parfois le patient. Il le faut bien pour comprendre la maladie, on est des scientifiques. Là, j'ai découvert plein de choses du point de vue des malades ! Çà change le regard !"

Catherine Diran, sur France Bleu Isère, ne veut plus que l'épilepsie soit tabou ou traitée avec misérabilisme

Catherine Dirand, actrice et réalisatrice et Antoine Depaulis, chercheur grenoblois et qui apparait dans le film
Catherine Dirand, actrice et réalisatrice et Antoine Depaulis, chercheur grenoblois et qui apparait dans le film © Radio France - Véronique Pueyo

700 000 épileptiques en France

En France, 700 000 personnes souffrent d'épilepsie, à des degrés divers, dont la moitié ont moins de 20 ans (chiffre 2018). On se souvient du scandale de la Dépakine, un traitement contre l’épilepsie, qui, donné, à des femmes enceintes, avait conduit à de graves malformations du foetus. "Mais la recherche avance" souligne Antoine Depaulis. "Grâce au Synchrotron, à Grenoble, on a pu isoler les circuits neuronaux chez l'animal qui induisent les crises. Les rayons permettent de les irradier de façon très précise, et donc de soigner le cerveau. Reste a faire les essais sur l'homme. "

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