Culture – Loisirs

Un berrichon se lance dans la cravate haut de gamme

Par Mathilde Choin, France Bleu Berry mercredi 31 août 2016 à 6:00

Le castelroussin Julien et sa compagne Sonia se sont lancés il y a tout juste un an, en septembre 2015.
Le castelroussin Julien et sa compagne Sonia se sont lancés il y a tout juste un an, en septembre 2015. © Radio France - Mathilde Choin

Julien Lagarde - originaire de Châteauroux - et sa compagne Sonia Caillou viennent de créer leur propre marque de cravates, Barye. Ce couple de trentenaires semble déjà avoir trouvé public.

Tout a commencé il y a environ cinq ans. Julien Lagarde, jeune salarié dans une agence de pub, en a marre de toujours porter les mêmes cravates : "'Les cravates neuves ont le défaut de toutes avoir le même style et de toutes être taillées dans le même tissu. Au bout du compte, on se retrouve avec des cravates pas vraiment originales", explique le castelroussin de 32 ans. Avec sa compagne Sonia Caillou - aussi dans le domaine de la pub - ils ont envie de changement, de créer quelque chose. L'idée du premier modèle est venue toute naturellement : "Nous étions dehors, assis sur notre terrasse, quand notre regard s'est posé sur le jardin de notre voisin. Il faisait pousser des courgettes. Ça nous a tout de suite fait penser à ces motifs traditionnels du cachemire, le paisley, très utilisé par les cravatiers. On a voulu le détourner et l’ennoblir", explique Sonia.

Julien et Sonia ont lancé leur première collection en avril dernier. - Aucun(e)

De là naît une marque : "Barye", du nom du sculpteur de Napoléon, Antoine-Louis Barye. Un logo : l'âne noir du Berry (un clin d’œil aux origines de Julien). Et un thème pour cette première collection, printemps-été 2016 : les jardins botaniques. Ces cravates très colorées sont imprimées et tissées à Côme en Italie puis fabriquées à Paris où est installé ce couple de trentenaires. Du haut de gamme pour un public très ciblé.

On sort complètement du cliché de la cravate fantaisie que l'on offre à son père avec Homer Simpson dessus", Sonia, la cofondatrice de Barye

Les cravates en trois plis coûtent 105 euros et celles en sept plis reviennent à 135 euros. Leur production est pour le moment confidentielle. Julien et Sonia n'ont pas de boutique : leurs cravates ne sont disponibles que sur Internet. Au bout de quatre mois, les retours des professionnels sont très bons. Leurs six modèles ont déjà été repérés par des agents commerciaux japonais et allemands. Le couple  est ravi mais il cherche surtout à se faire plaisir au travers de ce projet : "On ne cherche pas à gagner des millions avec nos cravates - même si on serait bien entendu très contents si cela devait arriver - c'est un projet artistique avant tout", souligne Sonia.

La première cravate imaginée par Julien et Sonia. - Aucun(e)

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