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Culture – Loisirs DOSSIER : Festival d'Avignon

Un humoriste breton rivalise d'ingéniosité pour se démarquer parmi les 1.538 spectacles du Festival OFF d'Avignon

vendredi 13 juillet 2018 à 10:48 Par Aurélie Lagain, France Bleu Breizh Izel

Ersatz de coiffe sur la tête, un humoriste du sud-Finistère tente d'attirer public et programmateurs pour son spectacle au Festival OFF d'Avignon. La concurrence est rude.

Lionel O'Tann se costume pour attirer des spectateurs à Avignon
Lionel O'Tann se costume pour attirer des spectateurs à Avignon © Radio France - Aurélie Lagain

Avignon, France

Un Breton tente le pari du Festival OFF d'Avignon. Après des dates dans plusieurs endroits en France, il présente "Noir et Breton", "un mélange de sketches et de stand-up" où il se rit des clichés, au milieu de... 1.537 autres spectacles. Lionel O'Tann, originaire de St Jean Trolimon en sud-Finistère est installé à Paris "comme tous les humoristes", il tente de convaincre public et producteurs dans la capitale estivale du théâtre, car le festival OFF d'Avignon est avant tout un marché du théâtre.

Pas facile, car au premier spectacle, la salle de 40 places n'était pas remplie :" J'ai commencé à 7, après 21, et hier j'ai joué devant 25 personnes !" Pas de quoi effrayer le néo-parisien qui a fait des salles pleines de trois-quatre personnes à ses débuts dans la capitale. 

"J'ai été adopté quand j'avais trois mois et demi. Mon pays d'origine c'est Djibouti, mais je ne connais pas du tout Djibouti ! J'ai une culture bretonne, française... Je suis un Renoi low-cost. Je parle des clichés sur les Noirs, sur la Bretagne... et sur plein d'autres choses !" - Lionel O'Tann

Comment fait-on à Avignon pour se démarquer des centaines d'autres spectacles ? On affiche, mais on n'est pas forcément très visible au milieu de la forêt de cartons bigarrés des autres troupes. Alors par 35° à l'ombre, Lionel O'Tann distribue ses tracts, explique ses spectacles en enfilant une drôle de copie de coiffe bigouden et Gwenn ha du, le drapeau breton, sur les épaules : "Ça attire pas mal. Et le matin, je distribue des petites galettes sur les terrasses. Ça fait son petit effet. Pas des galettes de Pont-Aven, mais du Monoprix d'à-coté!"

L'objectif, c'est de se faire repérer par des programmateurs : "Ils viennent faire leur marché! Après on peut être sélectionné pour des festivals, pour que le spectacle soit acheté, pour avoir une bonne visibilité."

Mais faire le OFF d'Avignon coûte cher. 5.000 euros pour le Breton qui ruse. Dans la Cité des papes, une seule salle peut accueillir plus de cinq spectacles par jour, et le créneau coûte cher. Alors il divise les frais par deux en jouant uniquement les jours pairs, et en laissant à une consœur les jours impairs. "5.000 euros ça correspond à la location du théâtre, l'hébergement, le transport, l'affichage, les tracts... "

Lionel O'Tann se produit jusqu'au 28 juillet à Avignon au Théâtre de l'Observance. Et peut être bientôt en Finistère si un producteur breton le remarque...