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Culture – Loisirs

Une classe prépa "égalité des chances" pour devenir comédien à Béthune

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Par , France Bleu Nord

Permettre à tous les jeunes de devenir comédien, quelle que soit leur origine sociale ou leurs moyens financiers : c'est l'ambition de la comédie de Béthune. Elle a ouvert en septembre une classe préparatoire "égalité des chances".

Dix jeunes ont été retenus pour intégrer la première promotion, parmi trente candidatures.
Dix jeunes ont été retenus pour intégrer la première promotion, parmi trente candidatures. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Béthune, France

Devenir comédien n'est pas donné à tout le monde : le talent ne suffit pas toujours. Passer les concours des écoles supérieures d'art dramatiques, notamment, peut revenir très cher. Ramo, 21 ans, en sait quelque chose : "L'an dernier, j'ai passé le concours de Montpellier, en tout j'ai dépensé 500 euros entre le train, l'hôtel pour cinq jours et les frais d'inscription."

Cette année, au contraire, il pourra passer cinq concours sans débourser un centime, grâce à la classe préparatoire "égalité des chances" de la comédie de Béthune. Créée cette année, elle permet à dix jeunes venus des quatre coins des Hauts-de-France (Douai, Amiens, Beauvais ou encore Boulogne-sur-mer) de préparer les concours d'entrée aux écoles gratuitement. Cours, logement et inscriptions aux épreuves sont pris en charge.

ECOUTEZ - Cécile Backès, metteure en scène et directrice de la Comédie de Béthune

"Rentrer dans une école suppose d'avoir des diplômes, d'avoir souvent au moins un an de préparation dans un cours privé. Cela crée une forme de sélection, qui n'est pas voulue, explique Cécile Backès, metteure en scène et directrice de la Comédie de Béthune, à l'origine du projet. Quand on a des ressources modestes, c'est plus difficile d'envisager un tel projet sérieusement. On pourrait se dire qu'un  comédien peut être fils de médecin et jouer un ouvrier. Oui, théoriquement c'est vrai, mais en terme d'égalité de représentation de la société, c'est plus riche de considérer le théâtre public comme un lieu où les différences sociales et géographiques de la France se rejoignent."

"Une chance et un tremplin"

Faire partie de la première promotion est une belle opportunité pour Badr-Eddine : "On est encadrés de A à Z, il ne nous reste plus qu'à travailler. C'est vraiment une chance et un tremplin." Tous sont unanimes : c'est aussi la qualité et la richesse des enseignements qui les ont poussé à candidater. Pendant un an, ils suivent une trentaine d'heures de cours par semaine. Leurs professeurs ? Des metteurs en scène de la région, des acteurs, deux danseuses et chorégraphes...

Le théâtre étant le reflet de la société, il faut aussi qu'il se reflète sur les planches" Flora Gros

Trente jeunes ont déposé un dossier pour intégrer cette classe préparatoire. Dix candidats ont été retenus. Ces cinq filles et cinq garçons âgés de 18 à 23 ans ont des profils divers. "Certains ont étudié à la faculté, d'autres n'ont pas eu leur baccalauréat, certains jouent depuis des années, quelques uns ont même suivi le Cours Florent, d'autres ont seulement fait l'option théâtre au lycée" détaille Flora Gros, la responsable pédagogique du programme.

Cette classe préparatoire "égalité des chances" est la sixième créée en France, la première dans la région Hauts-de-France. Le projet, d'un coût "d'environ 350 000 euros" selon Flora Gros, est financé pour moitié par le Fonds social européen, pour moitié par les collectivités locales et territoriales.

ECOUTEZ - Le reportage France Bleu Nord

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