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"On va au cinéma à reculons" : en Sarthe les salles obscures sont désertées par les spectateurs

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Par , France Bleu Maine

Rouverts depuis la semaine du 22 juin, les cinémas sarthois font grise mine. Qu'il s'agisse de grandes franchises ou de petits cinémas municipaux, tous constatent une baisse de fréquentation conséquente par rapport à la même période l'année dernière. Un effet pervers du coronavirus.

Popcorn au cinéma (image d'illustration)
Popcorn au cinéma (image d'illustration) © Radio France - Céline Autin

Jusqu'à moins 70% de fréquentation : les chiffres donnés par les cinémas sarthois donnent le vertige. Rouverts depuis la semaine du 22 juin, ils enregistrent une baisse significative du nombre de spectateurs. La faute au virus et à l'absence de films "blockbusters".

Au cinéma CGR Saint-Saturnin Le Mans, la file de spectateurs n'est pas bien longue. Au guichet, derrière son plexiglas, Louis le reconnaît : "Il y a des moments où on s'ennuie un peu. On attend les clients, on les guette à la porte pour savoir quand ils vont arriver..." Quelques films amènent tout de même un public familial : Scooby, Pat'Patrouille ... Jeanine est venue le voir avec ses petits-enfants. C'est sa première sortie au cinéma depuis quatre mois, et elle n'est pas très rassurée : "S'il n'y avait pas mes petits-enfants, je ne serais pas venue. J'allais beaucoup au cinéma avant la Covid, mais maintenant je freine un peu. Je ne suis plus toute jeune, et d'être enfermée dans une salle avec beaucoup de monde ... non !" Un sentiment que partage Arlette, une autre cliente, elle aussi venue en famille : "On vient au cinéma à reculons !"

Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir aménagé l'intérieur du cinéma : gel hydroalcoolique en évidence, parcours balisés, et port du masque obligatoire ... rien n'y fait : la crainte du virus entraîne des journées à 600 spectateurs, là où le CGR avait l'habitude d'en accueillir 2.000 l'année dernière à la même époque. Le patron, Laurent Barricault, avance une autre explication : "Ces trois mois assis dans son canapé, avec la télécommande, à choisir ce qu'on va regarder peut faire qu'une partie de nos clients s'est déshabituée à fréquenter les salles obscures."

Une programmation d'été pas assez alléchante

Le constat est le même au cinéma Pathé du Mans, mais aussi dans les salles plus petites, comme celles du Kid, à La Flèche. Son responsable Jean-François Joly explique aussi ce désamour par la nature des films programmés : "A cette époque de l'année, en général, on a des blockbusters, des films qui attirent du monde. L'année dernière, on avait Le Roi Lion, un titre exceptionnel qui a fait des bons scores partout. On ne les a pas cette année. On a des films intéressants, mais pas des locomotives." 

De fait, les films comme Mulan ou Tenet, de Christopher Nolan, ont déjà été reportés au mois d'août. Conséquence : le cinéma Le Kid a fait 213 entrées entre le 8 et le 14 juillet, contre 428 la même semaine l'année dernière. Dans le département, certaines salles n'ont même pas encore rouverts. C'est le cas du cinéma CGR Le Colisée, rue du Port au Mans. Il devait rouvrir le 15 juillet, mais sa fermeture est prolongée au 19 août prochain.

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