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Culture – Loisirs

Vente aux enchères : et si vous déteniez un trésor sans le savoir?

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Par , France Bleu Hérault

Vous voulez connaître la valeur de vos objets, bibelots, meubles ou même bouteilles de vin ? Des experts proposent d'estimer gratuitement des pièces dont vous souhaitez vous séparer afin de les vendre aux enchères. Un phénomène de société.

Des experts proposent des évaluations gratuites de vos objets d'art ou bijoux.
Des experts proposent des évaluations gratuites de vos objets d'art ou bijoux. © Maxppp -

Montpellier, France

Si vous regardez "Affaire conclue", l'émission animée par Sophie Davant sur France 2, vous connaissez le principe. Vous avez chez vous des objets dont vous souhaitez vous séparer avec le secret espoir qu'ils aient plus de valeur que vous ne l'imaginez. Des experts les examinent afin de fixer un prix pour une vente aux enchères. Ce concept qui marche très fort à la télé, est en train de devenir un phénomène de société. Pour preuve la journée organisée ce mardi au Grand Hôtel du Midi à Montpellier, où des commissaires-priseurs ont passé la journée à examiner et évaluer des objets ramenées par des dizaines de particuliers.

Miroir indochinois et bouteilles d'Armagnac

Anne-Marie a ramené un objet qui appartenait à son père: un miroir indochinois en bronze, soigneusement empaqueté dans un linge et qui lui a été offert alors qu'ils vivaient à Hanoï. "Mes fils n'en veulent pas... alors je ne vais pas le garder". Estimation : 500 euros. "Un objet intéressant, qui date du 16e siècle", conclut le commissaire-priseur Jérôme de Colonges. 

"On voit de tout: tableaux, bijoux, des bronzes, du vin. Parfois des objets incongrus. Pour moi c'était une tête réduite des Indiens d'Amazonie. On a eu le droit de la vendre ! 15.000 euros."

Ce matin là, lui et trois autres spécialistes ont déjà vu passer quelques objets notables: "quatre bouteilles d'Armagnac de 1924, 1925, 1926, 1927 d'un coffret prestige de la maison Taillevent, quelque chose de grande valeur. Comptez au moins 200 à 300 euros la bouteille ! ça fait cher la fiole" s'amuse l'expert.  

A ce jeu, il y a beaucoup d'espoirs déçus : "j'ai un Picasso, un Léonard de Vinci, on connaît la chanson et beaucoup repartent la tête basse" témoigne Maître de Colonges. 

"Quand on vénère comme le saint sacrement un objet transmis de génération en génération et que ce quelque chose ne vaut plus rien..."

Mais les bonnes surprises arrivent plus souvent qu'on ne le croit. Rarement lors des journées d'expertise gratuite. Plutôt lors des inventaires chez des particuliers. "Ils nous appellent pour une chose et c'est autre chose qui, chez eux, vaut très cher, poursuit le commissaire-priseur." 

"Il faut vaincre les traditions familiales, quand on vénère comme le saint sacrement un objet transmis de génération en génération et que ce quelque chose ne vaut plus rien. Alors que dans le coin d'une vitrine on trouve une signature, un bel objet..."

Un sceau impérial à plus de quatre millions d'euros

De jolies trouvailles souvent. Et parfois la découverte de vrais trésors. En témoigne Pierre Ansas, grand spécialiste de l'art asiatique, qui examine un Bouddha du XIX à quelques mètres de là. 

Il raconte: "un jour, un homme est arrivé avec un sceau dans un petite boîte. Il s'agissait d'un sceau impérial chinois. Il n'avait aucune idée de valeur. On a estimé la pièce à 100.000 euros d'abord. Puis j'ai commencé les recherches le soir à mon cabinet. On a réévalué à 700.000 euros. Puis on a contacté les acheteurs. Le sceau s'est vendu à plus de _quatre millions d'euros_!" Une affaire qui a fait plusieurs heureux : le vendeur bien sûr mais aussi le commissaire-priseur qui prend une commission de 20% au passage.

Des bouteilles d'Armagnac et une tête réduite ramenée d'Amazonie... L'inventaire de Maître de Colonges

"Plus de bonnes surprises qu'on ne croit". Jérôme de Colonges, commissaire-priseur

Reportage auprès des experts

Anne-Marie compte vendre ce miroir indochinois du 16ème siècle. Prix estimé: 500 euros - Radio France
Anne-Marie compte vendre ce miroir indochinois du 16ème siècle. Prix estimé: 500 euros © Radio France - Marie Ciavatti
L'expert Pierre Ansas fait une première estimation d'un Bouddha laqué du 19ème siècle sur photo - Radio France
L'expert Pierre Ansas fait une première estimation d'un Bouddha laqué du 19ème siècle sur photo © Radio France - Marie Ciavatti