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Culture – Loisirs

Victorino Martin, la mort d'un roi

mardi 3 octobre 2017 à 20:30 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Gascogne et France Bleu Pays Basque

Ses formidables toros sont encore sortis samedi à Mont-de-Marsan, Victorino Martin, le légendaire fondateur de l’élevage, est mort dans sa propriété d’Extremadure ce mardi, il avait 88 ans.

Victorino Martin, père et fils
Victorino Martin, père et fils © AFP

Mont-de-Marsan, France

Petit bonhomme au regard pétillant, toujours souriant, redoutable en affaire, roublard, roué, intraitable avec l’agilité d’un grand négociateur trempé d’un caractère de titane. Tel était Victorino Martin, portant souvent casquette, selon, ou jamais sans son panama de Colombie à 400 euros qu’il froissait sans cesse.

Il était né Victorino Martin Andrès, fils de paysan, méprisé au début de sa carrière par les grands d'Espagne taurine on l’avait surnommé El Paleto, le plouc. Au tout début des année 60, il rachète avec son frère l’élevage d’Escudero Calvo qu’on allait mener à l’abattoir faute d’argent. Du pur Albaserrada, une rame historique du toro de combat.

Les deux frères se séparent. Victrorino, lui, le petit maquignon de Galapagar, bled alors inconnu du nord-est de Madrid, pas loin du palais de l’Escorial, va devenir en quelques années l’élevage de référence supplantant la dynastie Miura, écrasant Domecq et tous les autres aristos du toro. Sa conquête est hallucinante. Premier succès à Madrid à la toute fin des sixties avec un cornu historique "Baratero". Puis le tremblement de terre de la présentation à Nimes en 1972.

Ses toros sont beaux, durs, exigeants, coriaces. Comme lui. Il va imposer sa marque dans toutes les arènes du monde y compris au Mexique. Son élévage sera affronté par les plus grands qui se doivent de passer par Victorino pour prouver, Manzanares père, Espartaco, Ponce, Morante, Juan Bautista. Et bien sur le premier d’entre eux Francisco Ruiz Miguel, statufié à Vic, autre temple du Victorino, qui fut, Ruiz Miguel ,le spécialiste des années durant de l’élevage. Victorino Martin qui entretenait un goût particulier pour notre pays, sa gastronomie… et ses jolies femmes.

Juan Bautista devant un Victorino Martin. - AFP
Juan Bautista devant un Victorino Martin. © AFP