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Culture – Loisirs

VIDEO - Jazz sous les pommiers : le public découvre les percussions aquatiques avec Akutuk

mardi 8 mai 2018 à 19:49 Par Margot Delpierre, France Bleu Cotentin

Connaissez-vous les percussions aquatiques ? On peut découvrir cette technique pendant le festival Jazz sous les pommiers, dans le petit bassin de la piscine de Coutances (Manche). Trois femmes partagent avec le public cette tradition familiale camerounaise.

Trois artistes dans le petit bassin de la piscine font découvrir les percussions aquatiques au public
Trois artistes dans le petit bassin de la piscine font découvrir les percussions aquatiques au public © Radio France - Margot Delpierre

Coutances, France

C'est une tradition familiale du Golfe de Guinée, transmise de mère en fille depuis des générations. Akutuk, présenté à l'édition 2018 du festival Jazz sous les pommiers, à Coutances (Manche), désigne aussi la technique de percussions aquatiques lorsque l'on frappe l'eau avec les mains nues. Aussi improbable que cela puisse paraître, si l'on frappe l'eau plus ou moins profondément, on obtient des sons plus ou moins graves. 

Dans le petit bassin de la piscine de Coutances, trois femmes immergées jusqu'à la taille commencent leur spectacle. Elles entonnent des chants camerounais en hommage aux mères, avant de créer avec énergie et poésie des percussions aquatiques.  

Assis sur les gradins, les spectateurs manchois sont fascinés par ce voyage musical.  "C'est bluffant, on n'imagine pas qu'on puisse faire des sons comme ça dans l'eau", avoue Catherine. "J'étais avec elles, sur le bord du fleuve, dans la petite crique, témoigne Valérie. J'ai eu les poils qui se hérissent. Il y avait énormément d'émotion."

Perpétuer un art traditionnel

Après une heure d'un show terminé sous les applaudissements généreux du public, les artistes rejoignent les vestiaires. "C'est super physique, explique Loïs Zongo, à l'origine du projet. Cela demande une concentration de dingue et il faut apprendre à gérer son souffle. Mais c'est avant tout du plaisir pour nous".

Sa mère lui a appris cet art traditionnel qu'aujourd'hui elle transmet au public français pour ne pas qu'il disparaisse. "On a un peu abandonné la rivière à cause de la pollution et de l'urbanisation qui arrive. Les savoir-faire se perdent. Avec ma sœur, nous avons la chance d'être nées dans une famille qui a gardé l'enseignement". 

Loïs, accompagnée de sa grande sœur venue spécialement du Cameroun et d'une troisième artiste donneront encore deux représentations jeudi 10 mai.  Elles affichent complet.