Culture – Loisirs

VIDÉO - "L’œil de Lionel Terray", un documentaire inédit sur le célèbre alpiniste grenoblois

Par Lionel Cariou et France Bleu Isère, France Bleu Isère et France Bleu jeudi 17 septembre 2015 à 17:00

Lionel Terray, l’œil collé à la caméra.
Lionel Terray, l’œil collé à la caméra. - Cim

Lionel Terray, mort il y a tout juste 50 ans ce samedi, n’était pas seulement un montagnard d’exception. Il savait aussi filmer, souvent dans des positions périlleuses! Ces images rares, France Bleu vous propose de les découvrir dans un documentaire : « L’œil de Terray ».

Le grand public découvre le visage de Lionel Terray au retour de l’expédition victorieuse à l’Annapurna en 1950. Le monde du cinéma ne tarde pas à s’intéresser à ce guide de haute-montagne taillé dans le granit. En 1952, Lionel Terray joue dans son premier film, « La grande descente ». Le réalisateur Georges Strouvé le suit lors de la première descente à ski de la face Nord du mont Blanc. En 1958, il crève de nouveau l’écran dans le chef-d’oeuvre de Marcel Ichac, « Les Étoiles de midi ». Devant la caméra du chef-opérateur René Vernardet, Terray interprète son propre rôle, celui d’un guide qui, n’écoutant que son courage, porte secours à une cordée en perdition.

(Découvrez le documentaire "L'œil de Terray", au bas de cet article)

Il filme l’escalade, mais aussi les rituels bouddhistes et la récolte du guano au Pérou

Très tôt, dès 1952, Lionel Terray passe derrière la caméra. Il commence par filmer la première ascension du Huantsan, une montagne péruvienne de plus de 6.000 mètres d’altitude. Chose exceptionnelle pour l’époque, il ramène des images du sommet ! Il participe aussi au tournage du film de l’expédition au Makalu en 1955, puis reprend sa caméra l’année suivante à l’occasion d’un nouveau voyage au Pérou où il gravit le Chacraraju, un sommet très difficile de plus de 6.000 mètres. Mais Lionel Terray ne se contente pas de filmer l’escalade, parfois dans des positions périlleuses. Il s’intéresse aussi beaucoup à la vie quotidienne des populations locales qu’il rencontre au gré de ses expéditions. Il imprime ainsi sur la pellicule les danses rituelles d’un monastère bouddhiste au Népal (« Les danses de Tami » en 1955, avec Guido Magnone), la récolte du Guano sur la côte pacifique (« C’est le Pérou » en 1956), où encore les travaux des champs dans la province du Mustang (film de l’expédition néerlandaise au Nilgiri en 1962).

Lire aussi : Les 50 ans de la disparition de Lionel Terray, le « conquérant de l’inutile »

Des images numérisées en 2012

Ces images, tournées en 16 mm par Lionel Terray et ses compagnons de cordée, ont sommeillé pendant des années avant que les deux fils de l’alpiniste, Nicolas et Antoine (à voir en pleine lecture dans le documentaire), ne décident de les confier à la Cinémathèque d’images de montagne (CIM) de Gap en 2012. La CIM a ainsi numérisé des heures et des heures d’images, y compris les rush… Un véritable trésor pour les passionnés d’histoire qui peuvent consulter ces pépites sur le site de la Cinémathèque d’images de montagne. Un trésor que France Bleu a décidé de mettre en valeur à l’occasion des 50 ans de la disparition de Lionel Terray. Les fils de l’alpiniste ont accepté de nous confier ces images pour en faire un film-hommage :_ « L’oeil de Terray »._

*Pour voir les films de Lionel Terray et les rush ramenés de ses expéditions : www.cimalpes.fr