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Culture – Loisirs

VIDEO : Le "Dragon des mers" de Calais prend vie, dans les ateliers de la compagnie "La Machine", à Nantes

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Par , France Bleu Nord

Après le succès du cheval-dragon Long-Ma, il y a trois ans, dans les rues de Calais, François Delarozière et ses équipes fabriquent un Dragon des mers, pour la ville. France Bleu Nord s’est rendue à "La Machine", à Nantes, pour percer le mystère. Arrivée prévue à Calais, le 1er novembre.

Comme Nantes a son éléphant, Calais pourra bientôt faire découvrir la ville à dos de Dragon des mers.
Comme Nantes a son éléphant, Calais pourra bientôt faire découvrir la ville à dos de Dragon des mers. © Radio France - Matthieu Darriet

Calais, France

Le Dragon des mers doit débarquer, à Calais, dans cinq mois. Pour l’instant, c’est dans les ateliers de la compagnie La Machine à Nantes, qu’il faut essayer d’imaginer ce cracheur de feu à écailles. Sous la grande halle des anciens chantiers navals, les soudeurs, mécaniciens, et autres spécialistes s’activent. Il faut dire que  délais sont très courts. La grande fête d'arrivée du dragon est programmée, à Calais, du 1 er au 3 novembre. 

A Nantes, dans d'anciens hangars de chantiers navals, la Compagnie "La Machine" fabrique le Dragon des mers. Il faut encore de l'imagination. - Radio France
A Nantes, dans d'anciens hangars de chantiers navals, la Compagnie "La Machine" fabrique le Dragon des mers. Il faut encore de l'imagination. © Radio France - Matthieu Darriet

Dès l’entrée, c’est la future tête du dragon, qui interpelle. Même si elle n'est encore qu'une espèce de bras articulé, fait d’acier, de tuyaux et de vérins. La boîte crânienne va cacher l'ensemble des effets spéciaux. C’est le domaine de Pierre Bellivier : "Le dragon va avoir la capacité de nous émouvoir. Cela passera par une batterie d'effets spéciaux. Il y aura des crachats avec des éternuements, des souffles avec de la brumisation, des souffles secs qui vont pouvoir agiter les branches ou ou même souffler sur le visage des gens."

On ressentira vraiment comme comme l'haleine de l'animal.

N’en disons pas trop ! Gardons un peu de surprise ! Il faut juste retenir que la queue du dragon est impressionnante. Le public va grimper dessus pour embarquer sur la machine. 

Le "Dragon des mers" est la plus grosse machine jamais construite par François Delarozière et ses équipes. Pour déplacer ses 70 tonnes, il faudra 12 roues. - Radio France
Le "Dragon des mers" est la plus grosse machine jamais construite par François Delarozière et ses équipes. Pour déplacer ses 70 tonnes, il faudra 12 roues. © Radio France - Matthieu Darriet

Le Dragon des mers est la plus grosse machine jamais construite par les équipes de François Delarozière. Il faudra la transporter en morceaux. Même Long-Ma, le cheval-dragon, que les Calaisiens ont découvert il y a trois ans, est petit et léger, à côté. Le Dragon des mers pèse 70 tonnes, l’équivalent de deux camions. Il faudra d’ailleurs s’assurer que les routes vont le supporter. Il s'agit d'un chariot de 25 m de long, avec 12 roues, des moteurs thermiques pour le propulser et électriques pour le manœuvrer. 

Une peau en bois, sculptée à la main, viendra recouvrir l'incroyable machinerie du "Dragon des mers". - Radio France
Une peau en bois, sculptée à la main, viendra recouvrir l'incroyable machinerie du "Dragon des mers". © Radio France - Matthieu Darriet

La magie de cette belle mécanique vient de la peau, faite de bois, qui va donner vie à l'animal. Elle a été minutieusement sculptée à la main, comme le raconte David Slaviero : "Il y a vraiment une phase d'ébauche, avec des gros outils. Et puis après, dès qu'on va rentrer dans les histoires, c'est un petit peu le boulot de dire bah là c'est plutôt une coque un peu tortue, là ça va être plutôt dentelle."

On va jusqu'à la recherche de détails de caractère, comme des blessures ou des oreilles percées. 

Sur un mètre cube de bois, seuls 10% restent sur le dragon. C’est dire le travail de précisons sur les écailles ou sur la crête du dragon !

Pour découvrir Calais, les visiteurs pourront monter sur le "Dragon des mers", grâce à un escalier caché dans sa queue. - Radio France
Pour découvrir Calais, les visiteurs pourront monter sur le "Dragon des mers", grâce à un escalier caché dans sa queue. © Radio France - Matthieu Darriet

Ce dragon restera pour de longues années, à Calais, où il embarquera ses premiers visiteurs pour des promenades, en décembre…. avant l’arrivée d’autre animaux. Tous sont issus de l'imagination fertile de François Delarozière : "Contrairement à ce qu'on nous dit, sous la croûte terrestre, circulent des galeries où habitent des créatures fantastiques. Et certaines grandes villes sont des portes de ce labyrinthe géant. Or, à Calais, en agrandissant le port, on a malencontreusement déplacé une de ces portes. Une pierre a été décelée et une créature vient de s'échapper."

On a retrouvé, sur plage, des traces d'un dragon géant, de très grandes dimensions...

27 millions d'euros de budget

Ce dragon de 70 tonnes devrait redonner de l’attractivité touristique à la ville, comme l'espère Jean-Philippe Javello, le patron de la société publique locale créée pour l’occasion : "On est vraiment sur un projet global, avec l'idée de faire du dragon un produit d'appel pour Calais, la Cité de la dentelle, le beffroi, le Cap Blanc-Nez. Il faudrait que les visiteurs restent au moins une nuitée. 

Quand on voit les retombées économique sur Nantes, si on en avait 20 ou 30%, nous serions bien contents.

Le projet de Calais avec la compagnie La Machine, c’est aussi l’arrivée d’autres animaux, étalée sur 6 à 8 ans. Le budget total est de 27 millions d’euros. 

A lire aussi : Dragon des mers, les espoirs de renouveau touristique de Calais