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Culture – Loisirs

VIDÉO - Roubaix : le bel avenir d'un jeune danseur de l'école du Ballet du Nord

vendredi 6 octobre 2017 à 7:00 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord et France Bleu

Il s'appelle Théo Vanpoperinghe, il a 17 ans. Ce danseur roubaisien est élève, depuis sept années, à l'Ecole du Ballet du Nord, à Roubaix. Il vient de commencer une scolarité de deux ans dans la prestigieuse école Béjart, à Lausanne, en Suisse. Un rêve pour le jeune homme.

Théo Vanpoperinghe
Théo Vanpoperinghe - Photo familiale

Roubaix, France

Théo Vanpoperinghe est en CM1, lorsqu'il arrive à l'Ecole du Ballet du Nord, à Roubaix, en 2010. Sa mère, Delphine, raconte : "il avait essayé tous les sports. Un jour, je l'ai emmené voir le spectacle de fin d'année, et il m'a dit "c'est ça la danse, Maman ?". Il a voulu faire de la danse, et je l'ai inscrit".

Sept ans, et des heures et des heures de travail plus tard, Théo a commencé, début septembre, sa scolarité à l'école Rudra-Béjart à Lausanne en Suisse, une des plus prestigieuses au monde, école fondée par le grand chorégraphe français Maurice Béjart. Pour y arriver, il a dû passer par une sélection draconienne : trois jours d'auditions, plus de 400 prétendants, et à l'arrivée 27 élèves retenus. Théo était le plus jeune en course, et il a séduit le jury. Sa mère se souvient en souriant : "c'était son vœu secret, dès qu'il voyait des chiffres identiques sur la pendule de la cuisine, il faisait ce vœu, aller au Ballet Béjart".

60 heures de danse par semaine

Depuis un mois, Théo est entré dans une autre dimension de la danse : 60 heures de cours par semaine, y compris le dimanche. Ce seront deux ans de travail acharné, pour devenir danseur professionnel. "C'est vraiment son rêve", ajoute Delphine, "être danseur dans une compagnie, pourquoi pas le Ballet Béjart. On fait étape par étape, et lui gère sa progression".

Du petit canard qu'ils étaient, on les voit devenir cygnes !

Le directeur de l'Ecole du Ballet du Nord, Pascal Minam-Borier, analyse les qualités de danseur de Théo : "il a pour lui d'être grand, élancé, avec des aptitudes physiques de saut plutôt extraordinaires". Le directeur est "fier de Théo, et de tous les élèves en général". D'ailleurs à l'école roubaisienne, les quatre garçons de la génération de Théo ont intégré, soit des écoles prestigieuses, soit la vie de danseur professionnel. Le directeur conclut : "ils arrivent tout petits, ils ont 10-11 ans, et du petit canard qu'ils étaient, on les voit devenir cygnes !"