Culture – Loisirs

VIDÉO - Un sprint en talons aiguilles pour la bonne cause

Par Suzanne Shojaei, France Bleu Roussillon et France Bleu samedi 28 janvier 2017 à 19:11

Les participantes ont non seulement couru en talons aiguilles, mais elles étaient également déguisées!
Les participantes ont non seulement couru en talons aiguilles, mais elles étaient également déguisées! © Radio France - Suzanne Shojaei

Soixante-quinze femmes ont relevé le défi samedi. Courir trois fois 50 mètres en talons aiguilles, au profit de l'ONG Gynécologie sans frontières.

"Faut pas réfléchir, si ça tient tant mieux, si on tombe tant pis !" Ces dames n'ont pas hésité longtemps avant de se lancer. Soixante-quinze femmes ont participé à une course en talons, samedi à l'espace Saint-Mamet de Saint-Estève, dans les Pyrénées-Orientales. Les bénéfices sont reversés à Gynécologie sans frontières, une ONG qui oeuvre dans le monde entier.

"Regarder droit devant, ne pas penser aux chaussures !"

Une technique pour courir en toute élégance, mesdames ? "Ne surtout pas s'appuyer sur les talons, c'est comme ça qu'on glisse ou qu'on se tord la cheville !" D'autres ont une tactique. "J'ai scotché mes chaussures aux chevilles." Mais pour se lancer, il n'y a qu'un secret. "Regarder droit devant et ne pas penser aux chaussures !"

"On y va au pif!"

"Cinquante mètres avec les talons, c'est chaud !"

L'expérience est inoubliable pour les participantes. "Le coeur qui bat, les jambes qui tremblent. On est là pour gagner." Un beau souvenir, même pour les dernières de la course. "C'était sympa! Il y avait du stress, parce qu'on passe devant tout le monde et on a peur de la chute. On reviendra l'année prochaine."

"On a peur de la chute parce qu'on a quand même notre amour propre!"

Au moins 1 350 euros récoltés

Soixante-quinze participantes, c'est au moins 1 350 euros récoltés au profit de l'ONG. Et c'est sans compter la recette de la buvette et des dons sur place. Claudine Martinez en est ravie. Elle est gynécologue à la clinique Saint-Pierre de Perpignan, et membre de l'ONG. "Gynécologie sans frontières mène des actions en France et ailleurs. Il meurt encore 350 000 enfants par an dans le monde, de mort néonatale qui pourrait être évitée."

"En France, l'accès aux soins du gynécologue reste assez compliqué." - Claudine Martinez, gynécologue à Perpignan