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Culture – Loisirs

VIDÉO - Simone Signoret en 10 anecdotes

vendredi 29 septembre 2017 à 16:55 Par Yannick Boréan, France Bleu

Actrice de théâtre et de cinéma, femme engagée, Simone Signoret a marqué les esprits par son talent, son physique et sa verve. Véritable star, elle illumina le 7e art hexagonal et international.

Simone Signoret en 10 anecdotes
Simone Signoret en 10 anecdotes © Maxppp -

L'icône Simone Signoret

La Guerre

Fille d’André Kaminker, un traducteur juif polonais, Simone et sa famille se réfugient en Bretagne au début de la Seconde guerre mondiale. À 19 ans, elle retourne à Paris et prend le nom de sa mère, Signoret. Pour ne pas ”crever de faim”, elle donne des cours d’anglais, fait de la figuration au cinéma et devient sténodactylo pour le père d’une amie, Jean Luchaire qui vient de créer un journal pro-allemand. Par la suite elle dira de cette époque "J'avais tout, et notamment les circonstances atténuantes pour devenir une pute : j'étais belle, pauvre, demi-juive, j'avais ma mère et mes frères sur le dos et je travaillais aux Nouveaux temps, collabos".

La femme engagée

Élevée dans un milieu bourgeois à Neuilly et recevant une éducation classique, rien ne prédestinait Simone Signoret à s’engager politiquement à gauche. Elle dira plus tard qu’elle est “née (…) un soir de mars 1941 sur une banquette du Café de Flore” lors de sa rencontre avec une bande d’amis issus du groupe Octobre, une troupe de théâtre ouvrier dont les idées se rapprochent du communisme.

Cataloguée avec Yves Montand comme « compagnon de route » du Parti communiste français (PCF), Simone Signoret dénonce toutes les injustices et s’investit dans de nombreux combats. Dans les années 1970, elle prend la défense de Pierre Goldman, demi-frère de Jean-Jacques Goldman, lors de son pourvoi en cassation. Intellectuel charismatique hanté par son combat contre l’antisémitisme et le fascisme, il est également fiévreux et impatient. Accusé du double meurtre de pharmaciennes, à Paris, à l'époque où la peine de mort est encore autorisée en France, il risque sa tête. Un premier juge­ment le condamnera à perpétuité avant d’être acquitté.

Les Prix

Riche de nombreux prix d’interprétation, Simone Signoret connaît la consécration avec son rôle d’Alice Aisgill dans le film britannique, “Les Chemins de la haute ville” de Jack Clayton. À la clé, le Prix d’interprétation féminine à Cannes et le BAFTA de Meilleure actrice étrangère en 1959 et l’Oscar de la meilleure actrice, l’année suivante. Les César ne l’oublieront pas en 1978 avec le prix de la meilleure actrice pour “La Vie devant soi” de Moshé Mizrahi.

Le Théâtre

Simone Signoret fait ses grands débuts au théâtre avec Yves Montand en 1954 dans “Les Sorcières de Salem” d’Arthur Miller. Maîtrisant parfaitement la langue anglaise, elle interprète “Macbeth”, à Londres en 1966, face à Alec Guinness. C’est un échec cuisant et le quotidien The Guardian la qualifiera de “pire Lady Macbeth”.

La vieillesse

À la fin des années 1970, sa beauté s’efface. Sa santé se dégrade. L’alcool et les cigarettes malmènent sa chair. Ses 50 automnes paraissent lui donner 70 hivers. Elle accepte son vieillissement et son apparence. Elle crèvera l’écran dans “La Veuve Couderc”, “Les Granges brûlées” et “La Vie devant soi “.

L’écriture

Dans les années 1970, Simone Signoret allie sa carrière de comédienne à son goût pour l’écriture. Elle écrit deux autobiographies où elle y aborde sans tabou ses souvenirs, “La nostalgie n’est plus ce qu’elle était” (1976) et “Le lendemain elle était souriante” (1979). Son seul roman, “Adieu Volodia”, est publié en 1985 au moment de sa mort et met en scène des juifs russes et polonais immigrés à Paris.

La mère

En 1943, Simone Signoret rencontre Yves Allégret. Jeune réalisateur inconnu,il lance sa carrière avec un rôle de fille à matelots dans “Dédée d’Anvers” et d’épouse manipulatrice dans “Manèges”. De leur union naîtra une fille, Catherine Allégret qui deviendra comédienne. Élevée par Yves Montand qui l’adoptera en 1987, elle est la mère de l’animateur de télévision, Benjamin Castaldi.

Unis dans la mort

Atteinte d'un cancer du pancréas, Simone Signoret meurt dans sa propriété d'Autheuil-Authouillet (Eure), le 30 septembre 1985 à l’âge de 64 ans. Inhumée au cimetière du Père-Lachaise, Yves Montand la rejoint six ans plus tard, en novembre 1991.

Nina

Et Eunice Kathleen Waymon devint Nina Simone. L’immense pianiste américaine, chanteuse, compositrice et militante pour les droits civiques aux États-Unis, Nina Simone choisit le pseudonyme Simone car elle fut subjuguée par Simone Signoret dans “Casque d’Or”.

Le timbre

En octobre 1998, La Poste met en circulation un timbre à son effigie. Émis à un peu plus d’un million d’exemplaires, il fait partie de la série “Acteurs du cinéma français” et est retiré de la circulation en juin 1999.