Culture – Loisirs

Yann Tiersen : un nouvel album avec le piano, la nature et le breton en vedettes

Par Tudi Crequer, France Bleu Breizh Izel mercredi 28 septembre 2016 à 15:16

Yann Tiersen sur l'île d'Ouessant
Yann Tiersen sur l'île d'Ouessant - Agence Pias

Yann Tiersen sort ce vendredi 30 septembre un nouvel album. « Eusa », du nom breton de l'île d'Ouessant où il a trouvé refuge. Balade aux sons du piano, de la nature et de la langue bretonne.

Yann Tiersen a trouvé refuge à Ouessant. Et à travers son nouvel album, "Eusa", qui sort ce vendredi 30 septembre, nous y faisons nous-aussi une balade. De « Pern », à « Roc'h ar vugale » en passant par « Penn ar lann » : autant de lieux qui trouvent tout au long des 10 titres de l'album leur pendant musical. Le tout donne un rendu très épuré - l'artiste ne joue ici que du piano.

« L'idée de base était de sortir un recueil de morceaux de piano, avec à chaque fois des coordonnées GPS, des images d'un lieu et une partition de piano pour former une sorte de carte de l'île ». Mais, à force de les jouer sur scène, Yann Tiersen se met en tête d'enregistrer ces morceaux en « développant les chemins, d'un morceau à l'autre, et les improvisations ».

La langue bretonne mise à l'honneur

En dehors du piano, seuls une voix et quelques mots de bretons se font entendre. « Ce sont deux poèmes d'Angela Duval, qui sont dits par ma femme. Ils parlent des bruits de la nature. Ils sont là pour commencer et clore l'album ».

Ecoutez l'interview de Yann Tiersen

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Angela Duval sur les traces des Beatles

Yann Tiersen a enregistré dans le studio n°1 d'Abbey Road. Cinquante ans après l'enregistrement du mythique album des Beatles, qui porte le nom du studio, les textes de Paul Mc Cartney et de John Lennon ont fait place à ceux d'une bretonne. Le Ouessantin en est même plutôt fier. « Quand on a enregistré la voix, avec ma femme, je pense que c'était la première fois qu'il y avait du breton dans ce studio. Enregistrer du breton à Abbey Road, c'est chouette, non ? » Plutôt classe, même.

« Int ar yaounkizoù / Int a skubo ar yezh » écrivait la poétesse Anjela Duval. « Ce sont les jeunes générations / Ce sont eux qui balaieront la honte ». Cette honte, elle est aujourd'hui emportée au loin par le souffle de ce nouvel album.