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Yvette, une septuagénaire amiénoise, a réalisé son rêve vieux de cinquante ans : sauter en parachute

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Par , France Bleu Picardie, France Bleu

Depuis ses 20 ans, Yvette rêvait de sauter en parachute. Grâce à l'association Cheveux blancs et rêves dorés, cette Amiénoise de 71 ans a enfin pu réaliser son rêve ce lundi après-midi, dans le ciel de la Somme.

Après 50 ans d'attente, Yvette est prête à enfin sauter en parachute. Un rêve permis par l'association Cheveux blancs et rêves dorés.
Après 50 ans d'attente, Yvette est prête à enfin sauter en parachute. Un rêve permis par l'association Cheveux blancs et rêves dorés. © Radio France - Bastien Roques

Lundi après-midi, par une météo idéale, le jour du grand saut est enfin arrivé pour Yvette. Après 50 ans d'attente, cette Amiénoise de 71 ans a enfin pu réaliser ce saut en parachute dont elle rêvait tant. Au bord du tarmac de l’aérodrome de Péronne, un grand sourire aux lèvres, elle ne laisse paraître aucune appréhension. "_J'ai vraiment l'impression d'avoir déjà sauté_. J'ai tellement regardé de sauts, ça m'a toujours poursuivi, que du coup j'y vais tranquille. Mais j'ai déjà fait du petit crin-crin quand même ! Quand on passe avec le petit crin-crin dans les nuages, ça fait déjà de belles émotions."

Le rêve d'un demi-siècle

Il faut dire qu'en un demi-siècle, elle a eu le temps de s'y faire ! "J'ai toujours eu envie de sauter en parachute, depuis l'âge de vingt ans où j'avais fait des préparatifs pour sauter et je n'ai pas eu l'occasion. Alors pour mes 70 ans, j'avais dit : "Je veux sauter en parachute" ! Je pense qu'il y a pas mal de gens qui s'imagine que je suis un peu folle, mais mes sœurs et mon fils m'ont soutenue."

C'est l'association Cheveux blancs et rêves dorés, créée suite au confinement par des soignantes, qui lui a permis de réaliser ce rêve. "Yvette nous a plu parce qu'elle a été simple dans sa demande. C'était direct. On l'a accompagné dans l'organisation et pour financer, parce que c'est vrai que ce n'est pas donné", raconte Christine Gourmelen. Pour cette jeune association, à la recherche de financements, c'est le deuxième projet accompli, après l'organisation d'un défilé de mode dans un Ehpad d'Amiens. 

"J'ai toujours voulu être une hirondelle !"

Pour ce grand saut, cette ancienne professeure de sport s'en remet à Cédric, son moniteur. Des phénomènes comme elle, il en croise parfois, mais ils sont rares. "C'est vrai que ce n'est pas courant, _il faut quand même un peu de courage_. On va la faire rêver, et puis elle va comprendre pourquoi les oiseaux volent, chantent, kiffent tous les jours." L’intéressée, qui a "toujours voulu être une hirondelle", l'assure : elle n'a pas pris soin de faire son testament.

Le baudrier enfilé, l'heure est venue de grimper dans l'avion. "Ils vont monter à 4000 mètres d'altitude, détaille François Dive, le président du paraclub de Péronne. Au bout de 10 secondes de chute libre, ils vont atteindre leur vitesse maximale, 200 kilomètres/heure quand même ! Et au bout de 50 secondes, à environ 1 500 mètres d'altitude, ils ouvrent le parachute et ils profitent de la vue". Un gros quart d'heure plus tard, les voiles fendent les airs, dont celle d'Yvette. Elle atterrit en douceur, des étoiles plein les yeux

"C'était trop court, mais magique ! Je souhaite à tous de pouvoir le faire. Faites-le parce que c'est un moment magique de la vie. Une sensation de vouloir rester là-haut. Le plus impressionnant c'est de sortir de l'avion, mais j'avais un moniteur super !". Elle songe déjà à son prochain saut, et n'hésitera pas à faire de nouveau preuve de patience. "Rendez-vous dans dix ans", lance-t-elle avant de repartir bras-dessus bras-dessous avec son moniteur.

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