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CARTE - Météo France maintient 13 départements en vigilance rouge canicule, les orages arrivent par l'ouest

100.000 masques en tissu invendus pour Eminence

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault

Face à la pandémie de Covis-19, l'entreprise Eminence installée à Aimargues avait rapidement adapté sa production en fabriquant des masques en tissu. Quatre millions produits. Elle se retrouve aujourd'hui avec 100.000 masques invendus en raison de l'annulation de plusieurs commandes.

Le siège d'Eminence à Aimargues
Le siège d'Eminence à Aimargues - Eminence

Le masque en tissu ne fait plus recette pour se protéger contre le Covid-19. L'entreprise Eminence installée à Aimargues en fait les frais. Elle se retrouve avec 100.000 masques en stock après l'annulation de plusieurs commandes. "Les collectivités locales ne sont pas en cause explique Dominique Seau, le PDG. Comme le prévoit le code des marchés publics, elles ont payé d'avance une partie de leurs commandes et ont  tenu leurs engagements. Les annulations qu'on a eues viennent plutôt d'entreprises privées."

Dès le début de la pandémie, l'entreprise gardoise avait adapté sa production pour fabriquer des masques en nombre. Quatre millions produits à ce jour. Elle doit aujourd'hui trouver d'autres débouchés pour les vendre. "On en fait bénéficier les consommateurs sur nos sites internet. On espère aussi les vendre aux entreprises qui sont incitées par le gouvernement à reconstituer leur stock pour 10 semaines.

Un masque en tissu lavable moins polluant et moins cher 

Pour le moment, ce sont surtout les masques jetables qui inondent le marché. "Je pense que c'est tout à fait normal que les soignants, en contact avec les malades en portent concède le PDG, c'est beaucoup plus incompréhensible pour les entreprises ou les particuliers puisque ça coûte beaucoup moins cher d'utiliser un masque lavable.

C'est aussi un meilleur geste citoyen que de les jeter à la poubelle ou dans la nature, où ils mettront des siècles à disparaître. Il n'y a pas beaucoup d'incitation officielle en faveur du masque textile. On est un peu traité à égalité comme les masques jetables, polluants"  regrette Dominique Seau.  

Retour à la production de sous-vêtements et de pyjamas

Face à cette situation, Eminence a repris sa production traditionnelle de sous-vêtements, de maillots de bain et de pyjamas. "On est dans une course contre la montre pour réapprovisionner les stocks de nos produits traditionnels et pouvoir livrer nos clients." Le PDG du groupe ne cache pas que cette crise sanitaire laissera des traces. " Sur le premier semestre, sur nos produits traditionnels, on a perdu entre un quart et la moitié du chiffre d'affaires selon les circuits.

La fabrication des masques nous a permis d'équilibrer notre chiffre d'affaires et de compense le manque à gagner sur les autres catégories et d'avoir recours massivement au chômage partiel, en production et en logistique. Les salariés ont donc pu garder leurs salaires et leurs primes tout en produisant autre chose que des sous-vêtements ou des pyjamas. C'est le bénéfice principal que je retire de ce premier semestre. 2020 ne restera pas une bonne année malgré tout. On va finir très en retrait par rapport à 2019.

"On peut reprendre la production de masques en quelques jours" 

Et si la pandémie repart ? Le PDG d'Eminence indique que les usines d'Aimargues et de Sauve pourront reprendre la production des masques en quelques jours. "On a de la matière première, on a aussi beaucoup progressé dans l'efficacité des masques puisque'on a des masques de première catégorie qui sont aujourd'hui homologués officiellement pour plus de 40 lavages.

Quand on a commencé, c'était 10. On a aussi beaucoup progressé en termes industriels. On est passé de trois couches à deux couches et on a réduit le temps nécessaire pour les fabriquer, ce qui nous permet aussi de faire baisser les prix de revient.

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